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Des parcs éoliens à fort prix pour les consommateurs

Michel Morin | TVA Nouvelles

Au lendemain de l’annonce de la nouvelle politique énergétique qui soulagera les consommateurs du coût des nouveaux parcs éoliens, notre Bureau d’enquête a appris que d’ici 2042, le coût qui sera facturé aux 4 millions de clients d’Hydro-Québec pour les parcs existants atteindra avec l’indexation, 23 milliards de dollars.

Ces chiffres sont révélés pour la première fois par Hydro-Québec. Ils portent sur 39 contrats éoliens qui ont progressivement été indexés depuis 2006.

Réaction

«Ce fut une aberration de subventionner avec les tarifs d’électricité l’énergie éolienne, une énergie dont on n’avait pas besoin puisqu’on était en situation de surplus au Québec» écrit Youri Chassin à notre Bureau d’enquête.

«Il était grand temps qu’on arrête de signer de nouveaux contrats aussi désavantageux».

Des augmentations de tarifs qui effacent les gains d’HQ

Comme on peut le voir dans le tableau ci-contre, les augmentations de tarifs d’électricité depuis 2013 (10,3%), sont pratiquement essentiellement attribuables aux contrats signés (9,7%) avec les producteurs privés d’énergie éolienne, et dans une moindre mesure avec les usines de cogénération de l’industrie papetière.

Par exemple, en 2013 et en 2016, la hausse des tarifs d’électricité aurait été de 3,4% et de 1,5% si on avait considéré que les coûts supplémentaires générés par l’énergie éolienne. Heureusement pour les consommateurs, les augmentations de tarifs ont été ramenées à 2,4% et 0,7% parce que la société d’État a réduit ses coûts de fonctionnement.

«Le consommateur n’aurait presque pas vu une différence sur sa facture» a déclaré à notre Bureau d’enquête le porte-parole d’Hydro-Québec Marc-Antoine Pouliot.

L’industrie secouée

Visiblement secouée par la décision de Québec, l’industrie a réagi brièvement aux chiffres obtenus par notre Bureau d’enquête.

«L’énergie éolienne nous a permis, nous permet et nous permettra d’être dans une position avantageuse pour faire face à la demande hivernale, pour faire du développement économique et pour exporter chez nos voisins qui sont en demande» a déclaré à notre Bureau d’enquête Jean-François Samray, PDG de l’Association québécoise de la production d’énergie renouvelable.

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