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Baie-Saint-Paul

Retour de Pauline Marois dans Charlevoix

Andréanne Larouche | TVA Nouvelles

L’ex-première ministre du Québec, Pauline Marois, a effectué jeudi une première apparition publique dans Charlevoix depuis avril 2014. À la suite de sa conférence à Baie-Saint-Paul, Mme Marois a accepté de se prononcer sur quelques enjeux actuels.

Deux ans jour pour jour après sa défaite, Pauline Marois revient dans le comté qu’elle a représenté pendant sept ans. «Beaucoup d’émotions. La peine revient un peu parce que j’ai eu beaucoup de peine d’avoir perdu l’élection comme première ministre, mais comme députée de Charlevoix aussi», a-t-elle lancé d'entrée de jeu.

S’inspirant de son parcours politique, l’ex-première ministre du Québec a témoigné du bout de chemin qu’il reste à faire pour voir les femmes et les hommes sur un pied d’égalité.

«Je vais être féministe jusqu’à ce qu’on ait l’égalité entre les hommes et les femmes, a-t-elle expliqué. Qu’une société se prive de ses talents, de son intelligence, de son imagination parce que les femmes ne sont pas là, je trouve que c’est une perte pour une société.»

C’est le Centre des femmes de Charlevoix qui l’a invitée à tenir cette conférence. «On ne peut pas avoir un plus bel exemple d’une femme qui fonce, a souligné la coordonnatrice, Chantal Dufour. Elle, c’est au niveau du Québec, au niveau provincial, mais les femmes peuvent s’identifier à ça et ça peut être au niveau de leur maison, au niveau de leur famille, au niveau de leur travail.»

Pauline Marois garde un œil sur le gouvernement de Philippe Couillard. Elle se porte d’ailleurs à la défense des CPE aux côtés de la CSN. «Je trouve absolument inadmissible l’attitude qu’a eue le gouvernement de M. Couillard. Les changements qu’ils ont apportés vont dans la mauvaise direction», a affirmé Mme Marois.

Sa place à l’Assemblée nationale lui manque-t-elle? «Cette semaine, ça ne m’a pas manqué du tout, parce que je trouve que c’était tellement triste pour la démocratie et pour nos institutions, a répondu Mme Marois. Mais c’est sûr que ce qui me manque, c’est de pouvoir agir!»

Arrestation d'Ernest Murray

Quant à l’arrestation de son ancien bras droit Ernest Murray par l’UPAC le mois dernier... «Je n’ai pas de commentaires à faire en particulier sur M. Murray, a dit l’ancienne première ministre. Moi, je crois que la justice doit suivre son cours. S’il y a eu effectivement des gestes qui étaient inappropriés, je crois qu’il faut qu’il soit sanctionné.»
 

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