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«C’est exceptionnel un crime comme celui-là»

TVA Nouvelles

L’enquête entourant le meurtre sauvage d’une jeune employée d’un supermarché Maxi, dans le quartier Saint-Michel à Montréal, entre dans une phase critique.

Les 48 premières heures suivant le drame sont cruciales, soutient le policier à la retraite Jean-François Brochu, en entrevue à LCN. «Si les policiers n’ont pas de piste sérieuse durant cette période, les chances de succès, de résoudre un crime, baissent de 50%.»

«C’est exceptionnel un crime comme celui-là, c’est quelque chose d’extrêmement rare», admet-il.

Rappelons que Clémence Beaulieu-Patry, 20 ans, s’apprêtait à terminer son quart de travail lorsqu’un homme a fait irruption et l’a poignardée en présence de témoins, avant de s’enfuir.

Outre les premières étapes qui consistent à recueillir le plus d’informations possible autour de la scène de crime, les policiers ont également amorcé un important travail auprès de la famille de la victime.

Victimologie

«Leur première tâche, évidemment, est de leur annoncer la triste nouvelle. Mais avec les membres de la famille, les copains et les amis de la victime, on va faire ce qu’on appelle sa victimologie, en enquêtant pour savoir qui elle est, d’où elle vient et qu’est-ce qu’elle a fait dans les 24 à 72 dernières heures.»

Selon le policier à la retraite, les enquêteurs vont se demander quelles fréquentations a eues la victime au cours des dernières années. Il fait remarquer que le suspect s’est dirigé directement vers la jeune femme. Y a-t-il eu à ce moment des échanges, une altercation?

«Je ne serais pas surpris que les policiers aient déjà une bonne idée de qui il s’agit», avance M. Brochu, même si l’image du suspect ne semble pas claire à ce stade-ci et que personne ne l’a reconnu dans le supermarché.

Les policiers du SPVM ne veulent pas nuire à l’enquête, rappelle Jean-François Brochu, et ils ne se commettront pas à faire une arrestation tant qu’ils «n’auront pas complété la collecte de tous les éléments qui leur permettront de faire comparaitre l’individu».

«Dans ce genre de crime, il faut qu’il y ait un lien entre la victime et son assassin. Et les policiers l’ont probablement déjà fait (établir ce lien).

En matière d’homicide, l’ouverture à une diversité de scénarios demeure essentielle. «C’est l’enquête qui va mener les policiers dans la bonne direction», conclut M. Brochu.

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