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«Les pas fiables», nouvelle cible du SCFP

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) se moque littéralement de maires et ex-maires québécois dans une nouvelle stratégie syndicale lancée lundi matin qui a été baptisée «Les pas fiables».

Le SCFP a créé une douzaine de cartes postales sur lesquelles on retrouve les visages d'élus municipaux et d'ex-élus municipaux, accompagnés de messages qui font état notamment des accusations criminelles déposées contre ces ex-maires, des relations de travail tendues avec leurs employés ou de contrats octroyés à des proches, donateurs ou solliciteurs de dons.

Parmi les ex-maires et maires visés, on retrouve Denis Coderre, Richard Marcotte, ex-maire de Mascouche, Michael Applebaum, ex-maire de Montréal, Stéphane Harbour, ex-maire de l'arrondissement d'Outremont et même Nathalie Normandeau qui au début de sa carrière politique fut la mairesse de Maria, en Gaspésie.

Le SCFP dit vouloir souligner le caractère «absurde du pacte fiscal, alors que le gouvernement s'apprête à déposer un projet de loi qui pourrait donner des pouvoirs abusifs aux municipalités dans leur négociation avec leurs employés».

«Les pas fiables, cartes postales à l'effigie de politiciens municipaux, dont certains d'entre eux ont été dénoncés pour des pratiques abusives et antisyndicales, d'autres font face à des accusations criminelles ou ont été reconnus coupables de telles accusations.»

«En regardant l'ensemble des cartes, Les pas fiables, la vraie question est: est-ce bien à ces personnes que le gouvernement veut confier des pouvoirs abusifs et antidémocratiques, alors que certains d'entre eux ont fait preuve d'un manque flagrant d'éthique, de non-respect des lois quand ce n'est pas carrément de s'être rendus coupables d'actes criminels? Les exemples les plus récents nous enseignent qu'on ne peut faire aveuglément confiance à certains de ces élus municipaux. Négocier d'égal à égal, c'est fondamental», ajoute Marc Ranger, directeur québécois du SCFP.