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Randy Tshilumba demeure détenu

Michaël Nguyen | Agence QMI

Menottes aux poignets, les chevilles enchaînées, Randy Tshilumba a comparu mercredi après-midi pour le meurtre sauvage d’une employée d’un Maxi du quartier Saint-Michel, dimanche.

Vêtu d'un pull gris foncé, l'accusé était escorté de quatre agents des services correctionnels au moment d’entrer dans la salle bondée de proches de la victime, Clémence Beaulieu-Patry, de curieux et de journalistes.

Le suspect numéro un du SPVM

Impassible, il semblait toutefois attentif, surtout quand son avocate lui a glissé quelques mots à l'oreille. Il n'a pas non plus réagi quand la Couronne a demandé qu'il ne puisse pas communiquer avec les membres de la famille de la victime, même s'il est en détention.

Les proches de Clémence Beaulieu-Patry, qui étaient accompagnés d’une intervenante du Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC), n’ont pas souhaité commenter l’affaire. Mais l’on sentait que l’émotion était à son comble en les voyant se serrer dans leurs bras, après la brève comparution.

Meurtre prémédité

L’accusé de 19 ans, qui n’a aucun antécédent criminel (il n’a même jamais reçu de contraventions depuis l’âge adulte), est accusé du meurtre prémédité de la jeune Clémence Beaulieu-Patry.

Dimanche dernier, la jeune femme a été poignardée par un homme venu à l’épicerie et qui s’est rendu jusque dans le rayon des vêtements où elle travaillait.

Selon des témoins, qui ont visionné les images captées par les caméras de sécurité du Maxi, l’homme est entré d’un pas décidé et semblait savoir exactement où il se dirigeait.

S’en est suivie une traque de plusieurs jours, jusqu’à ce que Tshilumba soit arrêté.

Bien peu d’informations sont présentement disponibles quant au lien entre le meurtrier allégué et la victime, qui auraient fréquenté la même école secondaire.

«Ce sont de vieilles connaissances, mais ce ne sont pas des amis de longue date, a indiqué le commandant Ian Lafrenière, porte-parole de la police de Montréal. Il n’y avait aucune liaison amoureuse entre eux.»

Détenu jusqu’à nouvel ordre

Étant donné qu’un meurtre ne peut être jugé que par la Cour supérieure et que Tshilumba a comparu en Cour du Québec, il n’a pas pu enregistrer de plaidoyer.

L’accusé restera en détention préventive jusqu’à son procès, à moins qu’il présente lui-même une demande pour être libéré. Mais dans ce cas, ce sera à lui de prouver qu’il ne représente pas un danger pour la société, et non à la Couronne de convaincre la justice de le garder détenu.

S’il est reconnu coupable de meurtre prémédité, Tshilumba écoperait automatiquement de la prison à vie, sans aucune possibilité de libération avant d’avoir purgé au moins 25 ans. Il s’agit de la peine la plus sévère du Code criminel.

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