/news/society

Ottawa légalise Uber

Agence QMI

Les services de transport privés, comme Uber, seront offerts en toute légalité à Ottawa à compter du 30 septembre.

Le conseil municipal adopté mercredi une nouvelle réglementation sur les véhicules de location tout en allégeant le cadre dans lequel évolue l’industrie traditionnelle du taxi.

«Nos décisions d’aujourd’hui contribueront à faire progresser notre réseau de transport dans la bonne direction en défiant le statu quo et en ouvrant le marché à la concurrence, a déclaré le maire Jim Watson par voie de communiqué. Ottawa doit offrir aux gens des options de transport sécuritaires, concurrentielles, abordables et efficaces.»

Tout exploitant de transport privé qui désire faire affaire à Ottawa devra obtenir, à compter du 30 septembre, un permis semblable à celui exigé pour les chauffeurs de taxi.

Il devra ensuite, avant d’entreprendre ses activités, puis régulièrement par la suite, fournir à la Ville des renseignements sur ses chauffeurs et leur véhicule : preuve de vérification du casier judiciaire, rapports d’inspection des véhicules et preuve de souscription des assurances adéquates, entre autres.

En outre, les exploitants de transport privé paieront les mêmes droits que les chauffeurs de taxi traditionnels, et des frais de permis par course comparables.

La Ville d’Ottawa a aussi adopté des mesures de flexibilité pour les exploitants de taxis. Ainsi, le nouveau règlement permettra d’offrir des rabais aux clients qui utilisent une application pour réserver leur trajet.

Le coût du permis de chauffeur de taxi sera également réduit et l’âge maximal des véhicules sera rehaussé de 8 à 10 ans. Les exploitants de taxis pourront mettre sur pied leur propre formation plutôt que d’obliger les chauffeurs de taxi à suivre un cours de formation standard au coût de 820 $.

Les taxis traditionnels conserveront également le droit exclusif de prendre des passagers dans la rue, une habitude ancrée dans les mœurs depuis des lustres.

Le directeur d’Uber au Québec, Jean-Nicolas Guillemette, a salué par voie de communiqué la nouvelle réglementation adoptée par la Ville d’Ottawa et l’étude d’une réglementation similaire à Toronto. Ces gestes, selon lui, «démontrent l’ouverture de l’Ontario face à l’innovation et aux nouvelles technologies».

Il a dit espérer que la réglementation du Québec «priorisera les besoins des citoyens et reconnaîtra le caractère unique du covoiturage urbain».

Dans la même catégorie