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«Le désespoir nous prend. On ne peut rien faire.»

TVA Nouvelles

La Québécoise Marie-Hélène Lavigne, qui réside en Équateur, a vécu une expérience difficile samedi soir lorsque le puissant séisme a fait trembler le pays en entier.

«Je ne sais pas comment transmettre la peur que nous avions. C’est quelque chose qu’on ne connait pas au Québec, a-t-elle dit dans une entrevue téléphonique accordée à TVA Nouvelles. L’humain tout puissant n’est devenu qu’un habitant de la Terre. C’était le chaos. Les gens étaient en panique.»

La Québécoise a sorti son enfant de la douche et ils se sont rués à l’extérieur de la maison. La vaisselle et les fenêtres de sa résidence ont éclaté. L’électricité a été coupée et le village s’est retrouvé dans l’obscurité.

Sa résidence, située dans la région de Santa Elena, a été ébranlée, mais a bien tenu. Son village se trouve près de la province de Manabi, la plus durement touchée.

Sa famille et ses proches semblent tous sains et saufs selon les dernières nouvelles qu’elle a reçues. Les communications sont toujours perturbées.

«J’ai voyagé et j’ai souvent senti des séismes, mais c’est de loin le plus fort que j’ai connu. Ça ne s’explique pas. Le désespoir nous prend pendant 50 secondes. On ne peut rien faire.»

Mme Lavigne signale que plusieurs infrastructures ont été touchées. Notamment, des barrages électriques présentent des fissures et il faudra surveiller dans les prochaines semaines ce qui tiendra le coup ou non.

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