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Uber pourrait se retirer du marché québécois

TVA Nouvelles

Alors qu’Uber est toujours dans l’attente d’une décision du gouvernement Couillard quant à l’avenir de son service, la compagnie technologique envisage de se retirer du marché québécois si on l’oblige à louer des permis de taxi.

En entrevue à Mario Dumont, le directeur général d’Uber au Québec a accusé le ministre des Transports d’avoir changé son fusil d’épaule et de prêcher maintenant pour l’industrie du taxi.

 «C’est envisagé [de quitter le Québec], mais ce n’est définitivement pas l’objectif.  On demande depuis le début que le gouvernement nous règlemente, mais là, on a le ministre Daoust qui semble avoir fait son nid du côté du lobby du taxi, qui dit qu’on va nous amener à respecter une règlementation du taxi et qui ne reconnaît pas le modèle distinct», a expliqué Jean-Nicolas Guillemette qui dit espérer une reconnaissance comme celle d’Airbnb.

 

Le DG d’Uber affirme qu’il ne souhaite pas la priorisation d’un joueur aux dépens de l’autre, mais bien un «juste milieu équitable» lui permettant de continuer à opérer au Québec.

«Ce qu’on est en train de faire c’est au lieu de diminuer la règlementation du taxi pour qu’ils puissent diminuer leur prix, on augmente de manière excessive celle d’Uber pour qu’on augmente nos prix. Qui est perdant là-dedans? Le consommateur. [...] Le gouvernement ne doit pas prioriser le lobby du taxi ni prioriser Uber. Il doit prioriser les alternatives dans le transport et de s’assurer que ce soit fait à moindre coût. Il y a des possibilités pour qu’on puisse cohabiter.»

Jean-Nicolas Guillemette croit que les chauffeurs de taxi pourraient être dédommagés pour leur permis chèrement payé et se dit ouvert à la création d’un fonds ou l’imposition d’une taxe spéciale pour y arriver.

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