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Les réactions allergiques violentes en hausse chez les enfants

Agence QMI

STÉPHANE GREGOIRE/AGENCE QMI

Le pourcentage de consultations dans les salles d’urgence pour de traiter une réaction allergique sévère, aussi nommée anaphylaxie, a doublé en quatre ans au Canada selon une étude publiée par l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

«Nos observations indiquent une augmentation inquiétante du taux d’anaphylaxie, compatible avec l’augmentation des cas à l’échelle mondiale», a expliqué l’auteur principal de l’étude Moshe Ben-Shoshan, pédiatre allergologue et immunologiste à l’Hôpital de Montréal pour enfants du CUSM.

De plus en plus fréquente, l’anaphylaxie inquiète les médecins puisque cette réaction peut se produire soudainement et être fatale. Ce processus peut s’enclencher en quelques secondes seulement ou dans les minutes suivant une exposition à un allergène, qu’il soit alimentaire, en lien avec un médicament, une piqûre d’insecte ou même avec le latex.

De manière concrète, un épisode d’anaphylaxie peut se manifester par de l’enflure, de l’urticaire, une baisse de la tension artérielle et une dilatation des vaisseaux sanguins chez la personne atteinte.

L’équipe du Dr Ben-Shoshan, qui est aussi professeur adjoint de pédiatrie à l’Université McGill, a observé que 80,2 % des cas avaient été déclenchés par des aliments, particulièrement les arachides et les noix.

Les chercheurs qui ont pris part à l’étude de l’Institut de recherche de McGill ont recueilli les données de plus de 965 cas d’anaphylaxie observés à l’Hôpital de Montréal pour enfants d’avril 2011 à avril 2015 dans le cadre du registre pancanadien de l’anaphylaxie.

Les résultats de cette étude ont été publiés cette semaine dans le «Journal of Allergy and Clinical Immunology». L’étude a été financée entre autres par AllerGen NCE Inc., Santé Canada et Sanofi.