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Séisme en Équateur: «C’est comme être dans un film de fin du monde»

TVA Nouvelles

«C’est comme être dans un film de fin du monde, d’horreur», racontent Chantal Le Bon et Marc Chiasson, deux Québécois qui se trouvaient en Équateur lorsque la terre a tremblé il y a une semaine.

«On s'est arrêtés chez un ami qui a un commerce de surf et fort heureusement on était très près de la rue au niveau du sol et le premier signe, ça a été que les lumières se sont mises à clignoter un peu et j’ai trouvé ça bizarre parce qu’il faisait super beau alors il n’y avait pas de signe de tempête et quand j’ai mis ma main au sol j’ai commencé à sentir une vibration et j’ai crié à ma conjointe : "vite dehors c’est un tremblement de terre"», relate M. Chiasson.

Capture d'écran TVA Nouvelles

«On a eu le temps de faire trois ou quatre pas dans la rue et on s’est fait jeter par terre comme si on s’était fait frapper par un train», ajoute-t-il.

Revenus depuis à leur résidence de Saint-Donat, dans Lanaudière, Chantal Le Bon et Marc Chiasson, qui passent une partie de l’hiver dans le village de Canoa, racontent avoir couru au sommet d’une colline afin de se protéger d’un éventuel tsunami.

«Quelqu’un nous a prêté un vieux Land Rover pour aller en haut de la montagne et être à l’abri du tsunami et on était une quinzaine de personnes ensemble et comme il s’était mis à pleuvoir on avait une petite toile pour se mettre à l’abri toute la nuit et tout le monde venait se stationner à cet endroit», se rappelle Mme Le Bon.

«On a été les premiers à se stationner là et plein de gens sont venus s’y installer, ce qu’on a trouvé rassurant d’ailleurs parce que c’étaient des Équatoriens pour la plupart», renchérit M. Chiasson.

Constater les dégâts

Chantal Le Bon et Marc Chiasson sont retournés le lendemain matin à leur hôtel où ils ont été à même de constater les dégâts.

«On a pris notre courage à deux mains et on est redescendus», dit Chantal.

«Ça a pris à peu près 24 heures avant que les premiers secours arrivent et puis ensuite ça s’est enchaîné (...) mais ça a été pour eux un travail épouvantable à faire», précise Marc.

Sauvetage

Le couple, qui a dû secourir plusieurs de leurs amis qui étaient coincés sous des débris, raconte avec émotion les opérations.

«Notre amie Katy était complètement enterrée sous une pile de briques (...) en la voyant c’était évident qu’elle avait de multiples fractures et il y avait une grosse possibilité qu’elle ait une blessure à la colonne, donc on a dû faire attention en la déplaçant», raconte M. Chiasson.

Avec leurs mains et une planche de surf, ils ont réussi à l’amener dans un hôpital.

«On l’a sauvée, elle a été opérée et elle va mieux», dit-il, soulagé.

Retour

Marc Chiasson et Chantal Le Bon, qui possèdent un terrain avec vue sur l’océan Pacifique, comptent bien retourner en Équateur.

«Mon coeur est là-bas, je suis à moitié Québécoise et à moitié Équatorienne (...) et j’espère que les gens leur viendront en aide», lance Mme Le Bon.

Une semaine après le séisme, les autorités ont annoncé un nouveau bilan qui fait état de 646 morts.

 

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