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Premier cas de transmission du virus Zika par voie sexuelle

Agence QMI

Un premier cas canadien de transmission du virus Zika par voie sexuelle a été confirmé lundi par l’Agence de la Santé publique du Canada (ASPC) et le ministère de la Santé de l'Ontario.

«Nous croyons que la personne provenant de l'Ontario a contracté le virus d'un partenaire sexuel qui a reçu un diagnostic d'infection à virus Zika, après avoir voyagé dans un pays touché par le virus», ont affirmé ces organisations par communiqué, à la suite d’analyses effectuées au Laboratoire national de microbiologie de l'ASPC.

Le virus du Zika est généralement transmis par des piqûres de moustiques, mais des cas de transmission par rapports sexuels avaient déjà été rapportés ailleurs dans le monde, puisque le virus peut notamment survivre pendant «une période prolongée» dans le sperme d’un homme touché.

Les autorités sanitaires soulignent que toutes les personnes atteintes au Canada ont été infectées lors de voyage à l’étranger, sauf ce nouveau cas par voie sexuelle. Selon l’Agence de la Santé publique du Canada, 55 personnes ont été infectées à l’étranger.

Le virus Zika peut s’attaquer au fœtus et créer une malformation congénitale. Les femmes enceintes sont invitées à différer leur voyage dans des régions où le virus circule ou bien se protéger pour éviter les moustiques. Pour les femmes qui reviennent de régions touchées, les autorités sanitaires leur recommandent d’attendre au moins deux mois avant de tomber enceintes. Pour les hommes, ils devraient porter des condoms durant six mois afin d’éviter de propager le virus.

Les autorités sanitaires estiment que seulement 20 à 25 % des personnes infectées par le virus Zika présenteront des symptômes: faible fièvre, maux de tête, éruptions cutanées ou encore des douleurs articulaires et musculaires.

La période d’incubation du virus est de 3 à 12 jours et généralement les symptômes sont bénins. En fait, les personnes atteintes, pour la majorité, n’ont pas de complications graves et les taux d’hospitalisation sont faibles.

Le Zika est néanmoins pris au sérieux parce qu’il n’existe pas de traitement préventif, de vaccin, ni de traitement et que les risques de microcéphalie et de syndrome de Guillain-Barré ont été observés en quantité importante dans les zones où circule le virus.

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