/news/currentevents

La mort d'André Benjamin était-elle évitable?

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Le conjoint d'André Benjamin, abattu lundi dans le cadre d'une opération policière dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, affirme que son conjoint n'aurait jamais dû mourir de la sorte, dans son entrevue à TVA Nouvelles.

Earl Grey qui partageait sa vie avec André Benjamin depuis neuf ans s'est confié mardi dans l'appartement de la rue Ontario où le drame s'est produit.

«Les policiers ont sonné à la porte. André a ouvert et ensuite, j'ai entendu des coups de feu. Il y avait du sang partout, sur le plancher, des serviettes imbibées. J'étais à l'intérieur quand ça s'est produit», a-t-il expliqué.

Son copain, qui était armé d'un couteau, n'avait pas à périr de la sorte, déplore-t-il. «Les policiers disent avoir utilisé le "Taser" mais ils ont aussi tiré trois coups de feu. Il n'y avait aucune raison de le tuer, et ce, même s'il avait un couteau en sa possession. Ils auraient pu tirer dans les jambes ou épaules. Ils n'auraient pas dû l'abattre.»

Des voisins s'interrogent sur la rapidité avec laquelle les policiers auraient dégainé. «Selon moi, il n'y a pas eu de directives émises par les policiers entre le moment où ils se sont présentés ici et le moment où ils ont ouvert le feu», a raconté l'un d'entre eux.

Rappelons que l'enquête a été confiée à la Sûreté du Québec. Lundi, la SQ affirmait qu'une arme à impulsion électrique avait été utilisée, qu'au moins un coup de feu avait été tiré et qu'un homme dans la soixantaine était en possession d'une arme blanche.

 

Dans la même catégorie