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L’économie était une priorité pour Pierre Karl Péladeau

Agence QMI

Les dossiers économiques auront été au cœur du court règne de Pierre Karl Péladeau à la tête du Parti québécois. Le politicien est intervenu à maintes reprises pour réclamer la mise en place d’une politique économique québécoise, entre autres destinée à appuyer les entrepreneurs et à stimuler la création d’emplois.

En mai 2015, lors de sa première intervention à l’Assemblée nationale, à titre de chef de l’opposition officielle, M. Péladeau avait même invité le premier ministre Philippe Couillard à réunir les acteurs socio-économiques à l’occasion d’un forum économique destiné à relancer le Québec. Dans le cadre de sa démarche, l’ancien homme d’affaires avait indiqué que les projets du Plan nord et la stratégie maritime ne seraient pas suffisants.

Dans la foulée de la vente du quincailler Rona à la chaîne américaine Lowe’s et de l’acquisition des Rôtisseries St-Hubert par l’ontarienne Cara, M. Péladeau est régulièrement intervenu en faveur de la protection des fleurons du Québec inc. Au début du mois de février, l’ancien président et chef de la direction de Québecor avait écrit sur son compte Twitter que le premier ministre Couillard devait dire non à la vente de Rona pour «ne pas appauvrir le Québec».

M. Péladeau aurait aimé que la Caisse de dépôt et placement du Québec utilise sa participation de 17% dans le capital de Rona pour bloquer la transaction de 3,2 milliard $. Le fils de l’entrepreneur Pierre Péladeau, fondateur de Québecor, ne voyait pas d’un bon œil la perte d’un autre fleuron québécois, après les Provigo, Alcan et Astral.

Plus récemment, quand Jean-Pierre Léger a accepté de céder St-Hubert pour 537 millions $, le chef péquiste avait déclaré que la transaction n’était pas une bonne nouvelle. «Ça envoie le message à ceux et celles qui sont intéressés à nos entreprises que le gouvernement libéral de Philippe Couillard n’est pas prêt à protéger nos entreprises», avait-il réagi sur les ondes de la chaîne LCN.

L’aide financière de 1 milliard $ US accordée par le gouvernement Couillard à la CSeries a également retenu l’attention de Pierre Karl Péladeau, à plusieurs reprises. Le chef de l’opposition déplorait que Québec ait misé uniquement sur le nouvel avion plutôt que sur l’ensemble de l’entreprise.