/news/politics

Les chauffeurs de taxi manifestent devant l’Assemblée nationale

Agence QMI avec TVA Nouvelles

Le cabinet de Philippe Couillard s’est rangé à l’unanimité derrière la solution du ministre des Transports, Jacques Daoust, pour encadrer Uber.

 «Au cabinet, il y a un accord complet au sujet du projet de loi qui sera déposé la semaine prochaine», a déclaré M. Daoust mercredi.

Le ministre a refusé de divulguer les éléments qui seront inclus dans sa proposition législative afin de ne pas commettre d’outrage au Parlement. Il a néanmoins laissé entendre qu’il abandonnerait son idée de racheter les permis de taxi, jugée «trop complexe» et coûteuse.

«La question qu’on doit se poser, c’est si on avait 1 milliard $ de disponible demain matin, la priorité du gouvernement du Québec, est-ce que ce serait de racheter des permis de taxi? Poser la question, c’est y répondre», a indiqué M. Daoust.

«Le Journal de Québec» a révélé la semaine dernière que le ministre des Transports souhaitait s'inspirer de l'entreprise Téo Taxi, de l'ex-dragon Alexandre Taillefer, et obliger les chauffeurs d’Uber à louer des permis. Québec souhaiterait également les forcer à payer la TPS et la TVQ sur chaque course.

Uber menace (encore) de partir

Le directeur général d’Uber Québec, Jean-Nicolas Guillemette, a réitéré mercredi que l’entreprise allait quitter le Québec si le gouvernement va de l’avant avec son projet de loi.

«On continue avec ce modèle-là qui ne fonctionne pas au détriment de la population, a déploré M. Guillemette sur les ondes de LCN. On limite le choix et on va continuer à payer trop cher au Québec comparativement à tout le reste de l’Amérique du Nord, qui a décidé d’autoriser Uber.»

Manifestation des chauffeurs de taxi

Par ailleurs, plusieurs dizaines de chauffeurs de taxi ont manifesté bruyamment autour de l’Assemblée nationale, mercredi matin, pour demander au gouvernement de mettre au pas Uber.

«On [veut] avoir quelque chose de plus sévère pour le transport illégal. Nous souhaitons que les ministres pensent à nous, pensent à nos 22 000 familles. On ne peut plus tolérer ça. C’est aujourd’hui ou jamais», a dit le porte-parole du Regroupement des intermédiaires en taxi de Québec, Abdallah Homsy.

«Cessez de vous lamenter et quittez le Québec!»

De son côté, le syndicat RTAM-Métallos, qui représente plusieurs chauffeurs et propriétaires de taxis et de limousines, a salué la volonté du gouvernement d’encadrer le transport rémunéré de personnes.

Son porte-parole, Benoit Jugand, a soutenu qu’Uber avait eu maintes fois l’occasion de réguler sa situation ainsi que celle de ses chauffeurs, mais avait préféré se prêter à du «chantage».

«Cela doit cesser. Uber menace de fermer ses portes ? Nous disons: “Cessez de vous lamenter et quittez le Québec!”» a déclaré M. Jugand.Avec la collaboration de Charles Lecavalier
 

Dans la même catégorie