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Les candidats pressentis hésitent à faire le saut

Louis Gagné | Agence QMI

Trois jours après la démission-surprise de Pierre Karl Péladeau, les candidatures à la direction du Parti québécois (PQ) se font toujours attendre.

Si plusieurs députés ont manifesté de l’intérêt pour la chefferie péquiste, aucun ne n’est encore officiellement lancé. Jeudi, c’était au tour de la députée de Vachon, Martine Ouellet, de confirmer publiquement son intérêt pour la course à la direction de la formation souverainiste.

«Vous êtes nombreux à me demander quelles sont mes intentions avec tout ce qui se passe en ce moment. Sachez que ma réflexion va bon train et progresse rapidement. Avec les très nombreux appuis que je reçois de tous les horizons, c’est sûr que j’envisage sérieusement de me lancer», a écrit Mme Ouellet sur sa page Facebook.

L’ancienne ministre des Ressources naturelles sous le gouvernement Marois avait terminé troisième lors de la course à la direction du PQ, l’an dernier, derrière Pierre Karl Péladeau et Alexandre Cloutier.

En plus de Mme Ouellet, Véronique Hivon a signifié être tentée par la course à la chefferie. Même s’il est demeuré discret au cours des derniers jours, tout indique qu’Alexandre Cloutier réfléchit sérieusement à l’idée de se lancer une nouvelle fois à la conquête du trône péquiste. Les députés et ex-ministres Jean-François Lisée et Nicolas Marceau seraient également en réflexion.

La présence de plusieurs candidats sur les blocs de départ aurait pour effet d'écarter pour de bon le scénario d'un couronnement rapide. S'il y a une course à la direction, les modalités seront déterminées lors de la prochaine conférence nationale des présidents et présidentes du Parti québécois, qui pourrait avoir lieu en juin.

Chef intérimaire

Les 29 députés du Parti québécois tiendront une rencontre à huis clos dans un hôtel de Québec, vendredi, pour élire un chef intérimaire. Les députés Sylvain Gaudreault et Agnès Maltais se livrent une lutte intense en coulisse pour occuper cette fonction. L’élu de Jonquière bénéficierait toutefois d’une longueur d’avance sur sa collègue de Taschereau.

Le choix du chef par intérim se fera lors d’un vote secret. Il devra être entériné par l’exécutif national du PQ, tel que le prévoient les statuts du parti.

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