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Un évacué raconte l’enfer

TVA Nouvelles

Alors qu’un déluge de feu continue de s’abattre sur Fort McMurray, un Québécois qui se trouve actuellement en Alberta a raconté à TVA Nouvelles «l’enfer» qu’il a vécu au cours des derniers jours et tout le chaos qui a entouré l’évacuation d’urgence de cette ville pétrolière de 80 000 habitants.

Carl Gagnon-Bisaillon est un ancien joueur du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke qui poursuit actuellement sa carrière de footballeur en Alberta et qui avait un appartement au centre de Fort McMurry.

«Quand on a été évacués, on était au milieu du feu», a raconté le jeune homme sur les ondes de LCN. «On a eu une minute pour quitter, donc je suis passé à mon appartement, j’ai pris le chat, j’ai rempli un petit sac de linge... On ne pensait jamais que ça virerait comme ça. On était cinq dans une Ford Focus, donc je ne pouvais pas apporter ma grosse valise. Mon passeport est brûlé, mon portefeuille est brûlé, mon linge est brûlé...»

Comme des dizaines de milliers de personnes ont dû quitter la ville en peu de temps, l’évacuation s’est avérée compliquée pour les citoyens qui n’avaient d’autres choix que d’emprunter l’autoroute 63.

«C’était parechoc à parechoc... C’était l’enfer! Il devait y avoir 20 000 voitures l’une derrière l’autre qui partaient vers le nord en ne sachant pas trop où aller. [...] On a fait 60 km en six heures et on est arrivés à un premier camp qui était plein. Il nous restait 100 km en essence et le camp suivant était à 88 km, mais c’était encore parechoc à parechoc.»

Le groupe a finalement décidé de faire demi-tour et de repasser par Fort McMurray avant de filer vers Edmonton, où se trouve aujourd’hui Carl Gagnon-Bisaillon.

«Je veux juste m’en aller d’ici», conclut le jeune homme, expliquant que le prix des billets d’avion a augmenté en raison de la forte demande.

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