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Vers une confrontation Hivon-Cloutier

Charles Lecavalier et Geneviève Lajoie | Journal de Québec

 - Agence QMI

Un affrontement «shakespearien» se dessine entre les deux amis Véronique Hivon et Alexandre Cloutier pour obtenir la direction du Parti québécois (PQ).

«On a toujours autant d’affection un pour l’autre, on a une véritable relation d’amitié, ce qui fait que c’est un peu shakespearien comme scénario et comme situation, mais il n’en demeure pas moins qu'on discute. Encore hier soir, très tard, on blaguait un peu ensemble. C’est très sain, c'est tout à fait correct que de part et d'autre nous mesurions nos appuis», a dit M. Cloutier, en marge d’un caucus spécial des députés péquistes pour choisir le chef par intérim.

Il a souligné qu’une course à la direction n’est pas un affrontement «l’un contre l’autre». Ce dernier a annoncé officieusement qu’il se lancerait dans la course.

«Je veux que vous sachiez que ma décision est prise, je vais l'annoncer au moment opportun, avec ma conjointe», a-t-il ajouté.

Selon les informations recueillies par «Le Journal de Québec», le lancement de sa campagne pourrait avoir lieu la semaine prochaine.

Mme Hivon, qui a formé un tandem avec M. Cloutier lors de la campagne à la chefferie de 2014, est dorénavant «dans sa propre trajectoire».

«Je pense que je suis pas mal capable de voler de mes propres ailes», a-t-elle souligné. Mme Hivon s’est dite «surprise» de l’ampleur de ses appuis: «Ça fait chaud au cœur». Plusieurs députés soulignent la qualité de sa candidature.

Sondage

Par ailleurs, Alexandre Cloutier accueille très favorablement les résultats du sondage publié dans les pages du «Journal de Québec» vendredi. Le coup de sonde réalisé les 4 et 5 mai par la firme Léger indique que le jeune Jeannois part en tête de la course avec 27% d'appuis des militants péquistes, mais que la lutte sera serrée.

«C'est très positif, mais en même temps, c'est juste un début, ce n'est pas suffisant, il faut aller plus loin, plus d'appuis, il faut convaincre, mais en même temps, c'est sûr que ça indique une bonne tendance», a soutenu le député de Chicoutimi. Encore peu connu du grand public, il reconnaît qu'il devra travailler sur sa notoriété.

Bernard Drainville et Véronique Hivon suivent de près avec respectivement 15% et 11% chez les électeurs du PQ.

Malgré ces appuis, M. Drainville pourrait lancer la serviette. Il a annoncé vendredi qu’il ne sera pas candidat, à condition de conserver son poste de leader parlementaire.

Ouellet et Marceau aussi dans la course

Deux autres joueurs sont aussi dans la course, et les attaques sont déjà au rendez-vous. Pour Martine Ouellet, le profil économique de l’ancien ministre des Finances Nicolas Marceau, candidat putatif à la succession de Pierre Karl Péladeau, est surtout «universitaire».

Celui-ci a un conseil à donner à ses collègues: «prendre une grande respiration et prendre son temps» puisque M. Péladeau a annoncé sa démission il y a seulement quatre jours.

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