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Philippe Couillard encourage les pompiers québécois lors de leur départ

La moitié des 44 pompiers de la SOPFEU promis à l’Alberta se sont envolés de Québec mardi matin pour leur mission «extrême», avec les bons mots du premier ministre.

Philippe Couillard est venu serrer la pince des pompiers avant qu'ils ne s'envolent. Il tenait à les «remercier au nom des Québécois» et leur exprimer sa fierté.

«Une citoyenneté partagée, c’est plus qu’un passeport, qu’un drapeau. C’est aussi l’entraide, de ma même façon que nous on peut avoir besoin d’entraide d’autres coins du pays», a déclaré le premier ministre juste avant le décollage.

La vingtaine de pompiers embarqués à Québec devaient se diriger d’abord vers Val-d'Or pour cueillir d'autres collègues. Le SOPFEU assure que les pompiers restent en nombre suffisant pour faire face à toute éventualité au Québec. La saison des feux de forêt, de toute façon, est plutôt calme jusqu’à présent. Le Québec a aussi prêté quatre avions-citernes.

Le gouvernement de l’Alberta fournira les équipements. Les sapeurs québécois n’apportent que leur 65 livres de matériel personnel, comme leurs tentes.

L’Alberta n’a pas formulé d’autres demandes et ce serait une très mauvaise idée de prendre les devants, indique M. Couillard. «On est à la disposition de l’Alberta s’ils nous demandent d’autres formes d’aide. La pire chose à faire serait de ne pas se coordonner, envoyer trop de monde, trop d’avions, ce serait le bordel.»

Des conditions «extrêmes»

Les sapeurs resteront 21 jours en Alberta et ne connaissent pas encore leur affectation. Mais peu importe, «ce sera des conditions extrêmes», indique, fébrile, l'agent de protection Mathieu Tremblay, qui en est à sa deuxième mission à l’étranger. Les risques liés aux coups de chaleur et à la fatigue sont grands, mais ce sont davantage les conditions météorologiques qui posent problème, en raison de la sécheresse, de l’hiver peu neigeux et du printemps peu pluvieux.

Une trentaine de foyers sont actifs. «C’est tellement gros ! Peu importe sur quel feu on ira, ce sera des conditions difficiles», prévoit M. Tremblay. N’empêche que les pompiers sont formés pour ça. «Quand on voit des images à la télévision, tous les pompiers veulent aller aider.»

Dominique Côté, qui part pour sa cinquième mission, a le même sentiment. Il a été beaucoup touché par «l’épreuve terrible» que vivent les citoyens de Fort McMurray.

«On va là pour faire une bonne action et aider les gens qui sont dans le pétrin», ajoute René Lajoie, de Baie-Comeau, qui part en mission pour la première fois. C’est le plus gros incendie sur lequel il travaillera depuis 13 ans.

Pas moins de 2400 bâtiments ont été détruits par les flammes. Seule la pluie pourra permettre d’en venir à bout. Le feu a encore progressé, lundi, avec moins de force que les jours précédents.

Près de 200 000 hectares de forêt ont été réduits en cendres. Sept cents pompiers combattent les incendies avec 27 avions et 20 hélicoptères

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