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La surcharge de travail des infirmières dénoncée

Plusieurs infirmières qui travaillent dans des CHSLD se disent à bout en raison des heures supplémentaires obligatoires et de la surcharge de travail.

La fille d’une résidante d’un de ces centres peut d’ailleurs en témoigner. Malgré leur dévouement, il se produit des erreurs et ce sont les bénéficiaires qui en paient le prix.

«Je ne blâme pas le personnel, explique Francine Cayer. Je blâme le système pour toutes sortes de raisons.»

Madame Cayer se désole de voir à quel point le personnel en CHSLD est à bout de souffle. Sa mère y habite depuis quelque temps et elle a été victime d'une erreur de médication.

«La dose qu'on lui a donnée, c'était énorme soutient-elle. C'est inquiétant. C'est inquiétant et l'infirmière avec qui c'est arrivé m'a même dit: "Je préfère que votre mère aille à l'hôpital". Puis elle pleurait, elle pleurait. Elle était comme quelqu'un de drogué ou qui a trop bu. Le lendemain, elle a dormi pas mal. Ça a pris deux jours avant de vraiment évacuer tout ça. C'est la minutie de cette personne-là, de ne pas être capable de dire non, son dévouement et tout ça qui a fait qu'il y a eu une erreur. Mais jamais je ne la blâmerai.»

Elle déplore aussi le délai trop long pour changer les couches d'incontinence.

«J'arrive puis maman sentait le pipi, ajoute Mme Cayer. Et maman me l'a dit elle-même. Alors, j'ai sonné. La préposée est venue et elle était mal à l'aise. Elle a dit: "Écoutez, c'est la première fois qu'elle fait son pipi". Puis elle a dit: "On est pas supposé de changer les couches tout de suite". Et elle m'expliquait qu'il y avait des étages dans la couche.»

La direction du CISSS de Lanaudière dit que la situation des couches d'incontinence n'est pas une question de budget ni une question de temps et que si une famille vit une problématique, elle doit s'en plaindre au gestionnaire en poste.

«Je pense souvent à Couillard et je pense souvent à Barrette et je me dis: "Leur mère à eux autres, si elles sont encore vivantes, vont aller où?" Ils ne les laisseront pas, sûrement pas comme ça. Je lève mon chapeau à toutes celles qui vont travailler là parce que c'est une job épouvantable. Faut vraiment aimer ce qu'on fait.»

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