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Les Panama Papers ne gênent pas les Desmarais

La direction de Power Corporation n’est pas gênée que le conglomérat montréalais ait été nommé dans la saga des Panama Papers. L’entreprise contrôlée par la famille Desmarais était actionnaire d’une société qui faisait des affaires avec le cabinet Mossack Fonseca, jusqu’à l’année dernière.

En conférence de presse, après l’assemblée annuelle de l’entreprise, vendredi, les frères Desmarais ont précisé que Power Corporation n’a rien fait d’illégal et que plusieurs institutions canadiennes détenaient des participations dans la même firme que le conglomérat.

«La planification fiscale est très différente de ce qu’on appelle de l’évasion fiscale. Nous, on est contre l’évasion fiscale et on est très heureux que le gouvernement lutte contre ça», a déclaré André Desmarais, président et co-chef de la direction de Power Corporation.

Les dirigeants de Power Corporation ont précisé que toutes les entreprises, qui sont en affaires sur le marché international, font de la planification fiscale.

«Il est difficile de condamner quelque chose, qui est légal. Si les gouvernements changent les lois, et c’est à eux de le faire, les gens vont se conformer», a ajouté André Desmarais.

Pendant le point de presse, les Desmarais ont précisé que les entreprises actives à l’étranger peuvent ne pas être compétitives lorsqu’elles ne font pas de planification fiscale. Paul Desmarais jr a toutefois précisé que Power Corporation paie son impôt quand elle rapatrie ses revenus au pays.

Le président du conseil et co-chef de la direction de Power Corporation a d’ailleurs indiqué que le système canadien ne permet pas de laisser de l’argent à l’étranger à moins d’avoir des opérations étrangères.

«Quand on paie ses impôts dans un pays, c’est une frustration pour les gens si les grosses compagnies ou les riches ne paient pas leurs impôts. Ces frustrations là, les gens qui sont riches, qui paient leurs impôts, on les a aussi. On ne veut pas qu’il y ait un double standard, avec des gens qui paient pas leurs impôt», a commenté Paul Desmarais jr,  

Le groupe de filiales possédant La Presse + toujours déficitaire

La catégorie «autres filiales de Power corporation», dans laquelle les résultats financiers de La Presse + sont comptabilisés, a enregistré une perte d’exploitation de 27 millions $, au premier trimestre 2016.

Le groupe de filiales, qui incluent le Groupe de communications Square Victoria, propriétaire de La Presse +, et Énergie Power, demeurent déficitaire même si le conglomérat a liquidé ses quotidiens régionaux et le courtier Du Proprio, l’an dernier.

La  perte d’exploitation a bondi de 50% par rapport à la même période l’année dernière. Au premier trimestre 2015, les autres filiales de Power Corporation avait déclaré une perte d’exploitation de 18 millions $. Le secteur multiplie les pertes, trimestre après trimestre.

Pour l’ensemble de l’exercice 2015, la perte d’exploitation a atteint 66 millions $. En 2014, elle se chiffrait à 79 millions $. La catégorie autres filiales inclut aussi des intérêts dans quelques entreprises. Par exemple, Power est propriétaire de 59,5% de la société française Les Délices des 7 Vallées, un fournisseur de desserts surgelés.

Power Corporation n’a pas voulu préciser si des pertes liées à la création de La Presse + avaient contribuées à la perte d’exploitation de 27 millions $.

«Je n’assume pas que La Presse + fait des pertes, a dit André Desmarais. La chute des revenus publicitaires est réelle et profonde. Mais, au moins, avec La Presse +, on l’a stoppée. Il reste à voir si on peut grandir.»

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