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Cuba espère que le futur président poursuivra le dégel

Agence France-Presse

Cuba compte sur le prochain président des États-Unis pour «suivre le cours» du rapprochement engagé fin 2014 entre les deux pays voisins après plus d'un demi-siècle d'antagonisme.

«Nous serions enclins à espérer que le prochain président (américain) respecte l'opinion de la majorité de la population et, en ce sens, suive le cours (du rapprochement), mais nous ne pouvons évidemment pas prédire qui sera le prochain président», a déclaré lundi devant la presse Josefina Vidal, responsable des négociations avec les États-Unis au ministère des Affaires étrangères.

«Je crois qu'il y a une évolution dans les relations entre Cuba et les États-Unis qui dépassent toute considération plus étroite, car on constate un consensus dans de nombreux secteurs de la population et de la société américaine», a ajouté la responsable cubaine au terme d'une réunion de la commission bilatérale USA-Cuba à La Havane.

«Du côté de Cuba, la décision est déjà prise pour avancer sur la voie de l'amélioration des relations», a poursuivi la responsable.

Les deux futurs candidats de la présidentielle américaine se sont déjà montrés rassurants au sujet de l'avenir du rapprochement, qui selon de récents sondages suscite l'adhésion d'une majorité d'Américains.

La démocrate Hillary Clinton a assuré qu'elle poursuivrait le dégel, tandis que le républicain Donald Trump a indiqué que le concept d'ouverture lui convenait, estimant toutefois que les États-Unis auraient dû négocier «un meilleur marché» avec les Cubains.

Au cours de cette troisième réunion bilatérale USA-Cuba depuis septembre 2015, les deux pays se sont mis d'accord pour conduire ces prochains mois des échanges techniques sur l'environnement, le trafic de drogue ou l'immigration illégale, a annoncé le ministère cubain des Affaires étrangères à l'issue de la rencontre.

De nouveaux accords devraient également être conclus prochainement en matière de santé et d'agriculture notamment, tandis que des discussions seront ouvertes sur la propriété intellectuelle, qui ne fait aujourd'hui l'objet d'aucune convention entre les deux pays.

Par ailleurs, La Havane a indiqué avoir insisté sur les «restrictions significatives» qui persistent contre Cuba en matière économique malgré les assouplissements annoncés par le président Barack Obama peu avant sa visite historique à La Havane en mars dernier.

Dans la foulée de leur spectaculaire rapprochement entamé fin 2014, Washington et La Havane ont rétabli leurs relations diplomatiques en juillet 2015, mais le commerce entre les deux pays et les opérations de Cuba avec d'autres partenaires restent tributaires de l'embargo imposé à l'île depuis 1962 et dont la levée dépend du Congrès.

La prochaine réunion de la commission bilatérale aura lieu en septembre à Washington.

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