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Condos: des vendeurs se retrouvent perdants

Argent

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL DE QUEBEC

Revendre un condo peu après l’avoir acquis génère souvent une perte pour le vendeur : pas moins de 30% des propriétaires qui se sont départis de leur copropriété acquise en 2012 et 2013 l’ont revendue à un prix moindre ou égal, selon une étude de la firme JLR Solutions foncières de Montréal.

Les données colligées portent sur un nombre de 67 578 ventes de copropriétés d’une valeur de plus de 80 000$, partout au Québec. De ce nombre, 11% (7195) ont été fait l’objet d’une revente avant le 1er janvier 2016.

Dans les 30% de condos vendues à un prix égal ou inférieur au prix d’achat,  JLR n’a pas tenu compte des droits de mutation (la taxe de Bienvenue), des frais de notaire ou de courtage.

En incluant tous les coûts liés aux transactions, JLR considère que 56% des reventes ont été effectuées avec un faible rendement  de 5% ou moins qui «se transforme souvent en perte».

JLR donne en exemple le marché de la région métropolitaine de recensement de Québec, où le délai de vente moyen d’une copropriété atteignait 154  jours en 2015.

Pour la seule Ville de Québec, 37% des copropriétés ont trouvé acheteurs à un prix égal ou inférieur au prix d’achat. Cette proportion grimpe à 62% en intégrant les reventes présentant des gains de 5% ou moins.

Les résultats de l’étude font dire à JLR qu’il est peu probable de sortir gagnant d’une revente après un court délai de possession, compte tenu de tous les frais et de la situation du marché actuel.

«Parmi les vendeurs qui ont pu engranger un profit substantiel, certains ont possiblement rénové leur habitation afin d’améliorer sa valeur», affirme le spécialiste des données immobilières.