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Les cochers choqués et désemparés

Denis Coderre a annoncé mercredi un moratoire d’un an sur les calèches à Montréal.  Une décision qui révolte Luc Desparois, cocher et propriétaire de l’écurie Lucky Luc.

Revoyez l’entrevue intégrale avec Paul Larocque ci-haut.

«On avait la larme à l’œil ce matin.»

Les cochers n’ont aucun avantage à maltraiter les bêtes explique celui qui appris la nouvelle lors de l’appel d’un journaliste.

«Monsieur le maire vient de nous mettre en faillite. Il vient de mettre à la rue une cinquantaine de personnes», d’ajouter celui qui compte 31 ans de métier dans le domaine.

D'après celui qu'on surnomme «le roi des calèches», Denis Coderre s’est laissé influencer par les mauvaises personnes et a fait fi de la bonne foi des cochers en prenant cette décision.

«Monsieur Coderre, ne nous écoute pas. Il écoute du monde de l’extérieur, explique Luc Desparois [...] On a toujours tout écouté pour avoir la paix, parce qu’on sait qu’il y a des gens avec des opinions entièrement fausses sur les chevaux», ajoute-t-il.

«En ce moment, nos animaux sont dans un état de santé parfait. Des inspecteurs sont envoyés par la ville chaque semaine!»

Des chevaux «heureux»

«On travaille dans le public. On ne peut pas avoir des animaux qui marchent croche ou qui ont des blessures. On va tout de suite se faire achaler», estime celui pour qui les tours de calèches dans le Vieux Montréal constituent 85% des revenus.

«Il n’y a pas plus heureux qu’un cheval de calèche. Il a un ‘’chum’’ qui passe sa journée avec, qui le lave, le nourrit, le gâte et lui donne des carottes.»

Chaleur et lourdes charges

Plusieurs observateurs ont malgré tout soulevé certaines inquiétudes quant au traitement des animaux qui doivent travailler dans des températures parfois élevées pendant la haute saison touristique.

«Le cheval s’habitue à la chaleur comme n’importe quel être humain», croit Luc Desparois.

Sinon, il y a aussi la question de la charge tirée par l’animal. Une inquiétude qui devrait ne pas en être une selon le cocher: «un cheval de 2000 livres qui déplace une calèche de 100 livres, c’est une joke pour lui de tirer ça ».

 

 

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