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Pas de calèches cet été à Montréal

Marie Christine Trottier et Caroline Lévesque

 - Agence QMI

Il n’y aura pas de calèche cet été à Montréal, a affirmé le maire Denis Coderre, mercredi matin, qui a annoncé un moratoire d’un an en attendant les modifications des règlements concernant les chevaux et leurs cochers.

Montréal suspendra donc les 24 permis de cochers à Montréal à compter de mardi prochain afin de réviser la règlementation encadrant les calèches.

«On va professionnaliser la fonction des cochers, on va établir un centre d'interprétation et une écurie qui vont pouvoir assurer des conditions optimales pour les chevaux», a indiqué le maire Denis Coderre mercredi matin pendant la séance du comité exécutif.

Tous les cochers se feront rembourser la valeur de leurs permis pour la saison 2016, soit environ 550$ par calèche et 120$ par cocher.

«On va prendre le temps d'assurer une vraie politique du cheval à Montréal. Ça fait partie prenante du patrimoine de notre ville, mais il faut bien protéger les chevaux», croit le maire.

Une nouvelle règlementation devrait être adoptée au printemps prochain.

Le «roi de la calèche» dévasté

Le «roi des calèches» de Montréal, Luc Desparois, devra se résigner à vendre ses 20 chevaux, à la suite de l'interdiction de calèches pendant un an sur le territoire montréalais.

«Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse? On va les vendre. Ils vont se ramasser à l'encan, des gens avec de l'argent vont les acheter et ils vont devenir de la viande. Sinon, comment je pourrais les nourrir?» a dit le propriétaire des calèches Lucky Luc.

Il doute que les permis lui soient redonnés l'an prochain. Selon lui, la Ville manigance contre lui pour obtenir le terrain de son écurie.

«Ça ne tient pas la route. Ils viennent tous de nous faire faire faillite et nous foutre dans la merde, indique-t-il. Comment ma vingtaine de cochers va payer leur loyer? Ils perdent tous leur job.»

Récemment, la Ville a eu maille à partir avec Luc Desparois qui contrôle une douzaine de permis.

Le «roi des calèches» avait déposé une requête au début mai pour invalider le règlement municipal qui prévoit la suspension d’un permis après deux infractions, une sanction «cruelle», selon lui.

Luc Desparois collectionne les contraventions. En février dernier, il a été reconnu coupable pour deux infractions concernant l’état de ses calèches et a dû remettre un de ses permis à la Ville.

M. Desparois a également été reconnu coupable pour avoir refusé de mettre en arrêt de travail une jument.

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