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Aucun compromis possible pour l’industrie du taxi

Charles Lecavalier | Agence QMI

L’industrie du taxi ne fera aucun compromis pour permettre à Uber de coexister au Québec alors que les consultations sur le projet de loi 100, qui rend illégal le modèle de la multinationale, débutent à Québec.

«Uber gruge les revenus des 22 000 travailleurs du taxi. Les jeunes ne sont pas conscients de ce que c’est tous ces travailleurs qui se font voler leur territoire», a lancé Guy Chevrette, porte-parole du Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi, lors de son passage en commission parlementaire mardi matin.

Guy Chevrette le martèle, ces gens ont «acheté un droit», celui de faire du taxi. Aucun compromis n’est possible avec le modèle d’Uber, qui propose aux particuliers de faire du taxi avec leur voiture personnelle.

La seule autre solution qui peut «persister», selon l’industrie du taxi, est l’abolition pure et simple du système de gestion de l’offre dans le transport des personnes.

«S’ils abolissent, ils doivent nous exproprier. Ce serait 1,4 milliard. On n’est pas contre ça, c’est mieux que de perdre de l’argent à moyen terme», a lancé M. Chevrette.

Il fait une comparaison avec un citoyen qui a «un lopin de terre»: «Si le gouvernement veut faire passer un chemin, il doit exproprier», a-t-il noté.

Uber, un «criminel endurci»

M. Chevrette a profité de son passage devant les caméras pour accuser l’entreprise Uber d’être un « criminel endurci » qui vole sans vergogne les contribuables du Québec.

«Uber a un comportement de criminel endurci. [...] C'est un voleur, qui vole nos taxes. Ça m'insulte, cela me rend honteux que le gouvernement prenne autant de temps pour arrêter un voleur. Si c'était un petit citoyen, ça ferait longtemps qu'on l'aurait collecté», a-t-il pesté.

La CAQ contre

Le projet de loi du ministre des Transports, Jacques Daoust, a l’appui du Parti québécois et de Québec solidaire, mais s'attire les foudres de la Coalition avenir Québec.

«C’est fait par et pour l’industrie du taxi», a dit le député Claude Surprenant.

Les jeunes libéraux se sont aussi opposés au projet de loi 100 sur Uber dans sa forme actuelle puisqu’il nuit à l’innovation.

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