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Victor-Lévy Beaulieu s’invite dans la course au PQ

Lise Millette | Agence QMI

GILLES LEBEL/LE SAINT-LAURENT PORTAGE/AGENCE QMI

L’écrivain bien connu Victor-Lévy Beaulieu s’invite dans la course à la chefferie du Parti québécois et critique sévèrement les propos des candidats déclarés à la succession de Pierre Karl Péladeau.

Se défendant de prendre position pour l’un ou l’autre, contrairement à ce qu’il avait fait en 2015 en signant une lettre ouverte avec 100 autres artistes québécois qui s’étaient rangés derrière M. Péladeau, Victor-Lévy Beaulieu affiche son agacement et estime que même si ces candidats tentent de projeter une image de renouveau «leur langage est celui de ces vieux politiciens dont je rêve comme eux qu'ils débarrassent le plancher».

L’homme de lettres du Bas-Saint-Laurent se montre sévère envers les discours de Véronique Hivon et d’Alexandre Cloutier et se fait littéralement impitoyable quant à la candidature de Jean-François Lisée, qu’il ne considère pas comme un véritable candidat.

«Je mettrais un vieux deux piastres sur le fait que le jour de la fermeture des candidatures, on le trouvera sur la liste des abonnés absents. Cet homme fait d'arrogance, de fatuité et de narcissisme est en possession tranquille de la VÉRITÉ, ce qui explique sans doute qu'il a souvent tendance à prendre sa vessie pour une lanterne», a-t-il écrit dans une longue publication sur sa page Facebook personnelle.

L’hydre à neuf têtes

Victor-Lévy Beaulieu déplore qu’en début de campagne, les aspirants-chefs se retrouvent déjà coincés dans l’ornière référendaire.

«Le référendum étant devenu une hydre à neuf têtes, il serait temps de jeter ce mot-là aux orties. Pourquoi ne pas le remplacer par CONSULTATION DU PEUPLE QUÉBÉCOIS ou par quoi que ce soit d'autre qui aurait le mérite de changer la donne ?», a-t-il questionné.

Il reproche aussi à Véronique Hivon de parler de mécanique référendaire. Selon lui, «associer l'indépendance du Québec à une mécanique, c'est refroidissant pas à peu près !».

L’écrivain a profité du congé de la Journée nationale des patriotes pour s’exprimer, martelant que «la patrie, nous l'avons tous en nous et elle ne demande que ça se sache».

Il invite également les candidats à oser imposer un style nouveau pour les éventuels débats afin de ne pas répéter le même exercice qu’il y a un an, et qui a précédé le court règne de l’ancien député de Saint-Jérôme.

«Mettez de la vie là-dedans, que diable!», a-t-il demandé.