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Un enfant autiste de 6 ans victime d’intimidation à répétition

Claude Rivest | TVA Nouvelles

EXCLUSIF - Une mère de Saint-Alphonse en Gaspésie s’inquiète pour la santé et la sécurité de son fils. Mathis Cyr-Poirier a six ans, il souffre d’un trouble du spectre de l’autisme, et est victime d’intimidation à l’école depuis l’automne dernier.

Mathis Cyr-Poirier est atteint d’un trouble du spectre de l’autisme qui s’accompagne de difficultés de communications.

«Les contacts avec les autres se font très difficiles. Pas parce qu’il est timide, mais parce que c’est sa difficulté», de dire Isabelle Poirier, mère de Mathis.

Il en est de même pour sa capacité à verbaliser les incidents. En novembre dernier, au retour de l’école, Mathis ne se sentait pas bien.

«Il est arrivé de l’école, il s’est mis à pleurer, gros mal de tête, perte d’équilibre, des grosses nausées, des vomissements», ajoute-t-elle

À la suite d'une visite à l’urgence, une commotion cérébrale a été diagnostiquée.

«On m’a demandé ce qui s’est passé, je leur ai répondu que je n’en avais strictement aucune idée», affirme-t-elle.

La direction de l’école École Cap Beau-Soleil de Caplan n’avait pas avisé les parents de l’incident jugé accidentel selon ce que rapporte la mère.

«Le jeune avait trébuché sur mon fils, que c’était simplement un accident», ajoute Mme Poirier.

Mathis souffrait d’angoisse après sa commotion donc ses parents lui ont fait rencontrer un psychologue.

«Le jeune en question se serait acharné sur mon fils, il l’aurait tabassé à plusieurs reprises, d’où le fait qu’il y a eu plusieurs contrecoups par terre avec sa tête.»

L’école avait des doutes

«Votre enfant, vu sa condition, a peut-être juste mal interprété l’événement»

La mère voit les choses autrement... «Il est incapable d’inventer quoi que ce soit», insiste-t-elle.

Malgré ses doutes, la direction a quand même mis en place certains mécanismes. Toutefois, d’autres incidents sont survenus depuis, dont un en pleine salle de classe.

«Ils jouaient ensemble tranquilles, un moment donné, le jeune a pris un coussin et s’est mis à étouffer mon fils.»

La mère s’inquiète devant ces incidents, qui, selon elle, ne se limitent pas à son fils. La commission scolaire René-Lévesque a accepté de nous rencontrer lundi pour une entrevue au cours des prochains jours. On en saura davantage sur leur politique pour contrer l’intimidation.

Quoi qu’il advienne, l’épreuve du petit Mathis tire à sa fin puisque sa présence en première année à à l’école aux Mille-Ressources de St-Alphonse est déjà confirmée pour l’an prochain.

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