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Au tour de Martine Ouellet de tenter de succéder à PKP

Louis Gagné | Agence QMI

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Martine Ouellet a mis fin aux spéculations vendredi en annonçant qu’elle se lançait dans la course à la direction du Parti québécois (PQ). L’aspirante-chef entend assumer pleinement l’option souverainiste, raison d’être du PQ.

Elle promet de tenir un référendum sur l’indépendance du Québec dans un premier mandat si elle est élue à la tête d’un gouvernement péquiste en 2018.

«Le temps de l’attente est terminé. Ça fait 20 ans que nous attendons et à ce rythme, si nous ne donnons pas un sérieux coup de barre au mouvement indépendantiste, nous allons continuer à attendre longtemps comme les spectateurs de notre avenir», a déclaré Martine Ouellet lors d’un point de presse à Montréal.

«Notre parti doit s’assumer, a-t-elle ajouté. Oui, nous sommes indépendantistes et oui, nous considérons que c’est que ce qui est le mieux pour l’avenir du mouvement. L’heure de l’action et de l’audace est arrivée.»

La candidate à la chefferie croit que son engagement clair en faveur de l'indépendance fait d'elle la candidate la plus à même de réaliser la convergence des forces souverainistes. «Pour permettre le rassemblement de l’ensemble des indépendantistes, ça prend un engagement clair à réaliser l’indépendance dans le premier mandat», a-t-elle insisté.

Celle qui entend faire passer «l’indépendance de la parole aux actes» est persuadée que la seule façon de mettre fin au «saccage» des libéraux est de faire du Québec un pays.

Rappelant la déconfiture subie par le PQ lors des élections de 2014, elle a soutenu que les stratégies du «bon gouvernement» et de la gouvernance souverainiste ont démontré que toute politique ne mettant pas de l’avant l’indépendance était vouée à l’échec.

Des appuis

La volonté de Martine Ouellet d’enclencher rapidement la démarche d’accession à la souveraineté lui a valu de nombreux appuis au sein du mouvement indépendantiste au cours des derniers jours.

Mercredi, une cinquantaine de souverainistes ont sollicité sa candidature dans une lettre ouverte. Les signataires ont font valoir que la députée de Vachon est l’unique candidate à pouvoir mettre fin à l’attitude «défaitiste» qui règne au PQ depuis l’échec référendaire de 1995.

Mme Ouellet compte également sur le soutien des députés du Bloc québécois Xavier Barsalou-Duval, Marilène Gill, Michel Boudrias et Mario Beaulieu. Elle ne bénéficie toutefois d’aucun appui au sein du caucus péquiste.

Lors de la dernière course à la chefferie péquiste en 2015, Martine Ouellet avait terminé en troisième position derrière Pierre Karl Péladeau et Alexandre Cloutier.

La députée âgée de 47 ans est la quatrième candidate déclarée dans la course à la direction du Parti québécois après Véronique Hivon, Alexandre Cloutier et Jean-François Lisée.

Les intentions de l'ancienne ministre des Ressources naturelles laissaient peu de place au doute. Elle avait toutefois préféré maintenir le suspense au cours des dernières semaines, estimant qu’il n’y avait aucune urgence à précipiter sa candidature, l’élection du futur chef n’ayant lieu qu’à la mi-octobre.

Les modalités de la course à la chefferie seront décidées dimanche lors de la rencontre du Conseil national des présidentes et présidentes du Parti québécois.

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