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Le Parti québécois aura un nouveau chef le 7 octobre

Agence QMI et TVA Nouvelles

Le scrutin pour choisir le nouveau chef du Parti québécois aura lieu du 5 au 7 octobre.

La date du scrutin a été annoncée dimanche lors de la rencontre du Conseil national des présidentes et présidents du Parti québécois, à Drummondville. Près de 350 militants, dont les présidents de circonscriptions et de régions, ont pris part à cette rencontre.

Durant ce rassemblement, les modalités de la course à la chefferie ont aussi été présentées.

Ainsi, l’ouverture officielle des mises en candidature est le lundi 30 mai. Les personnes voulant se lancer dans la course devront verser 20 000 $, non remboursables, à titre de contribution aux dépenses de parti pour l’organisation et la tenue de l’élection. De plus, elles devront être appuyées par au moins 1500 membres en règle du Parti.

Une fois les candidats officiellement présentés, la course commencera officiellement le 4 juillet. Les candidats ne pourront pas dépenser plus de 200 000 $ en dépenses électorales. Les personnes voulant voter ont jusqu’au 7 septembre pour devenir membre du Parti.

C’est dans la soirée du 7 octobre que sera déclaré élu le prochain chef du Parti québécois.

«C'est avec enthousiasme et un grand sens des responsabilités que nous amorçons ce nouveau chapitre de l'histoire de notre formation politique. Tous ensemble, nous franchirons cette étape avec calme, confiance et connaissance. Et le 7 octobre, nous ferons l'unité autour de la prochaine ou du prochain chef», a déclaré Sylvain Gaudreault, chef de l'opposition officielle.

Quatre personnes intéressées

Martine Ouellet, Véronique Hivon, Jean-François Lisée et Alexandre Cloutier ont annoncé dans les dernières semaines qu’ils souhaitaient succéder à Pierre Karl Péladeau qui a été à tête du parti durant moins d’un an.

Martine Ouellet a été claire sur son intention de tenir un référendum dans le premier mandat d’un gouvernement péquiste qui serait élu en 2018, tandis que Véronique Hivon croit que la décision de tenir un référendum après 2018 revient aux Québécois. Jean-François Lisée écarte quant à lui la tenue d'un référendum avant 2022 et Alexandre Cloutier préfère attendre avant de s’avancer sur une date.

En marge du conseil dimanche, le député de Lac-Saint-Jean Alexandre Cloutier a indiqué qu’il voulait discuter du projet de souveraineté, l’actualiser et le définir, avant de parler de référendum, arguant que les Québécois ne voulaient pas d’un «chèque en blanc», mais d’un «projet concret».

«Consulter la population sur un document qui n’est pas rédigé serait une mauvaise idée, a affirmé M. Cloutier. Il faut proposer une définition de projet, arrêter d’être vague pour montrer aux Québécois comment la souveraineté peut créer de l’emploi, être bonne pour les familles et l’économie.»

S’il est élu chef, il veut s’attaquer à l’écriture d’un nouveau «livre blanc» de la souveraineté, afin de proposer dès 2017 un document étoffé sur les avantages de l’indépendance.

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