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Environ 9000 habitants devront patienter avant leur retour

Agence France-Presse

Les émanations de gaz toxiques et les particules dans l'air dans des quartiers de Fort McMurray les plus dévastés par le feu, ont obligé lundi les autorités à décaler le retour d'environ 9000 habitants.

Pour une majorité des 100 000 personnes évacuées en toute urgence début mai de la région de Fort McMurray en raison du gigantesque feu de forêts, le retour reste programmé sur deux semaines à compter du 1er juin sur une base volontaire, a indiqué lundi la première ministre de l'Alberta Rachel Notley.

Dans les trois quartiers détruits de 70 à 90% --Beacon Hill, Waterways et Abasand-- le retour des habitants est repoussé, soit les habitants des quelque 500 maisons qui n'ont pas brûlé. C'est également le cas pour la bourgade d'Anzac plus au sud de Fort McMurray.

Une clôture de 30 km a été érigée pour boucler les zones dévastées par le feu dans Fort McMurray en attendant que les services habilités retirent les décombres et sécurisent les quartiers.

Dans les logements où tout a brûlé autour, une épaisse couche de cendres risque de dégager des émanations de dioxine ou d'arsenic, ont estimé les services sanitaires de la province.

Environ 9000 personnes doivent donc patienter. À cela s'ajoutent les personnes les plus sensibles et susceptibles de souffrir de troubles respiratoires. Le gouvernement demande aussi aux familles avec des enfants de moins de 7 ans, et aux seniors d'éviter de revenir dans Fort McMurray.

Si l'hôpital qui a pu être sauvé des flammes est entièrement nettoyé, il n'est pas prévu d'être pleinement opérationnel avant le 21 juin, a indiqué Rachel Notley. L'aéroport est censé reprendre les vols commerciaux le 10 juin.

Depuis le déclenchement du feu le 1er mai à Fort McMurray, 579 946 hectares de forêts et de broussailles ont brûlé dans la région de Fort McMurray, selon le bilan du service des incendies de l'Alberta publié lundi.

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