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Le ministre Daoust absent de la rencontre avec Uber

Charles Lecavalier | Agence QMI

La multinationale Uber déplore l’absence de Jacques Daoust lors d’une rencontre de travail pour trouver un compromis permettant à l’entreprise de rester au Québec.

«On est déçu puisque le ministre des Transports n’était pas là. On n’a pas eu de clarification sur notre proposition. On ne comprend pas plus ce qui fonctionne ou pas», a lancé le PDG de la division québécoise de l’entreprise, Jean-Nicolas Guillemette, en entrevue avec le Journal de Québec.

Lundi, M. Guillemette a discuté pendant 45 minutes avec le chef de cabinet du ministre des Transports, un attaché politique et deux fonctionnaires. Ils n’ont pas pu répondre à toutes ses interrogations. Le temps est compté: la session parlementaire se termine le vendredi 10 juin et Jacques Daoust veut faire adopter son projet de loi 100 d’ici là.

«Il faut travailler vite. On espère voir du leadership du ministre, de voir qu’il est impliqué dans le dossier», a ajouté M. Guillemette.

C’est pourtant le ministre Daoust qui a sollicité Uber lors d’une sortie publique vendredi où il donnait «la fin de semaine» à l’entreprise pour réfléchir à une proposition. Le projet-pilote doit toutefois respecter deux règles: l’obligation pour les conducteurs d’obtenir un permis de conduire de taxi et l’obligation de louer ou posséder des permis de taxi pour faire du transport de personnes.

Uber trouve cependant que les signaux du gouvernement Couillard manquent de clarté. «Sa présence aurait permis plus de clarification. On veut savoir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas dans le modèle qu’il imagine dans le futur. On nous a dit de revenir avec un projet-pilote complet, mais c’est difficile pour nous d’aller plus loin. On veut démontrer notre bonne foi», a indiqué M. Guillemette.

Deux types de permis

Ce dernier veut s’inspirer de la proposition de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, qui proposait un système de permis à deux vitesses. Les permis de classe A, ceux qui existent déjà, permettraient des «exclusivités», comme la possibilité de prendre des clients sur la rue.

Les permis de classe B n’auraient pas ces avantages, mais seraient moins dispendieux. «C’est l’idée qu’on avait pour dénouer l’impasse», a ajouté M. Guillemette.

Du côté du cabinet du ministre des Transports, on indique qu’il s’agissait d’une «rencontre préliminaire» et qu’il est convenu qu'Uber présentera un projet-pilote complet. On affirme que l’entreprise savait depuis la semaine dernière que Jacques Daoust ne serait pas présent.

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