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La proposition Marceau sur un double référendum fait chou blanc

Charles Lecavalier | Agence QMI

periode des questions

Simon Clark/Agence QMI

Les candidats à la direction du Parti québécois rejettent en bloc la proposition de Nicolas Marceau d’offrir aux Québécois une option fédéraliste renouvelée en plus de l’indépendance.

Les députés Nicolas Marceau, Alain Therrien et Mireille Jean ont annoncé lundi qu’ils souhaitaient que le PQ tienne un référendum sur l’indépendance ou le fédéralisme renouvelé.

Québec financerait un «négociateur crédible et croyant au fédéralisme renouvelé» qui serait nommé pour concocter avec Ottawa et les autres provinces une nouvelle offre constitutionnelle aux Québécois.

Pour Jean-François Lisée, un gouvernement péquiste «n’est pas bien placé pour faire cette démonstration». Il croit que la proposition est inapplicable.

«Justin Trudeau va dire qu’il n’a pas de mandat pour négocier avec cette personne. Le chef du PQ se retrouverait en campagne sans partenaire pour danser, et ça redeviendrait une promesse de référendum», analyse M. Lisée, qui se présente comme un politicien «lucide» qui dit «ce qu’il pense».

Il partage toutefois l’analyse de ces trois députés qui «font des constats lucides sur le degré de difficulté» de tenir un référendum sur l’indépendance et espère qu'ils se rallieront à lui lorsqu'ils constateront que leur idée n'a pas la faveur du caucus.

Pour Véronique Hivon, elle aussi candidate à la chefferie, le PQ est « résolument indépendantiste» et la proposition Marceau n’est «pas cohérente».

«Il faut laisser le fardeau de la preuve des illusions fédéralistes à M. Couillard et M. Legault. C’est à eux que revient le fardeau de la preuve», a dit Mme Hivon.

«Je ne pense pas que les gens nous accorderaient de la crédibilité pour apporter une autre démarche comme celle du fédéralisme renouvelé», a-t-elle ajouté.

Martine Ouellet s’attaque elle aussi à la proposition de M. Marceau. «Sa position est très compliquée», a-t-elle laissé tomber. Elle estime toutefois qu’elle est sur la même longueur d’onde que l’ancien ministre des Finances sur la nécessité de tenir un référendum dans un premier mandat péquiste.

Alexandre Cloutier a également rejeté la proposition de Nicolas Marceau, même s’il croit pareillement que les fédéralistes devront définir leur vision du Canada.