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Meurtre de Denis Roux-Bergevin: l'assassin identifié 30 ans plus tard

TVA Nouvelles

Plus de 30 ans après le meurtre du petit Denis Roux-Bergevin, les policiers ont réussi à identifier l’auteur du crime: il s’agit de Jean-Baptiste Duchesneau, un homme qui s'est enlevé la vie depuis les événements.

Le 5 juin 1985, l’enfant de cinq ans jouait dehors dans le quartier Côte-Saint-Paul. Trois jours plus tard, le cadavre du jeune garçon a été découvert par un promeneur dans un boisé de Brossard. Il avait été battu avec un bâton et agressé sexuellement.

Un homme avait été suspecté dans l’enquête : Jean-Baptiste Duchesneau. L’homme avait déjà commis un meurtre et une agression sexuelle.

En 1993, les policiers ont demandé à Duchesneau de passer un test du polygraphe, communément appelé détecteur de mensonges. L’homme s’est soumis à l’exercice. La nuit suivante, il s’est suicidé, emmenant son secret avec lui.

La mère de Denis Roux-Bergevin a eu la confirmation de l’identité du meurtrier de son fils avant le temps des Fêtes. Elle ne veut pas dévoiler son nom, mais selon des informations obtenues par TVA Nouvelles, il s’agit bel et bien de Jean-Baptiste Duchesneau.

«On a des preuves plus qu’à 100 %», a souligné la mère de la victime, Nicole Roux-Bergevin, qui a mené sa propre enquête.

«Sur le dossier de Denis, on a regardé avec les signatures, a expliqué la mère du garçon. Chaque meurtrier a sa propre signature. Lui, sa signature était la même que plusieurs, et ça concordait avec ce que moi j’avais trouvé. Les policiers ont juste confirmé ce que moi j’avais.»

En novembre 1984, trois enfants ont aussi disparu. Du nombre, deux ont été retrouvés, assassinés. L’enquête se poursuit dans ces dossiers, mais des éléments laissent croire qu’il s’agit du même tueur que dans le cas du petit Roux-Bergevin.

«C’est sûr qu’il en a fait plusieurs. Oui, sa signature était là. Ils ont été retrouvés dans la même position que Denis, une chaussure en moins», a relaté Mme Roux-Bergevin, ne voulant toutefois pas indiquer dans quels cas le tueur concordait.

Après la découverte de la dépouille de son enfant, Mme Roux-Bergevin avait fait la promesse à son fils de retrouver l’assassin, peu importe comment.

«Aujourd’hui, c’est promesse tenue, estime-t-elle. J’en suis fière. Denis va pouvoir reposer en paix.»

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