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Les fonds publics indispensables à la préparation de l’indépendance

Louis Gagné | Agence QMI

Martine Ouellet

Simon Clark/Agence QMI

La députée péquiste Martine Ouellet n’hésitera pas une seconde à dépenser des fonds publics pour préparer l’indépendance si elle est élue première ministre.

La candidate à la direction du Parti québécois estime qu’elle aura toute la légitimité nécessaire pour utiliser les ressources de l’État si elle est élue après avoir fait campagne en promettant de réaliser la souveraineté dans un premier mandat.

«Je considérerais à ce moment-là qu’une fois élue première ministre, les gens auront voté pour qu’il y ait la réalisation de l’indépendance dans ce mandat-là, donc j’aurai toute la légitimité pour justement faire valider l’ensemble des éléments avec les moyens de l’État», a déclaré Martine Ouellet en entrevue exclusive avec l’Agence QMI.

L’aspirante-chef croit que l’expertise de l’État est indispensable, tant pour réaliser des études sur l’indépendance que pour organiser les consultations permettant de rassembler les informations nécessaires à leur réalisation.

«On peut faire ça en grande partie avec la société civile, mais il faut que l’État du Québec s’approprie ces études-là, valide les conclusions. La société civile peut faire des hypothèses, mais l’État a l’ensemble des informations et certaines sont confidentielles», a-t-elle expliqué.

La députée de Vachon fait remarquer que l’utilisation des ressources de l’État s’inscrit en ligne directe avec la pensée de l'ancien premier ministre Jacques Parizeau.

Désaccord avec Lisée

Seule candidate à s’engager à réaliser l’indépendance dans un premier mandat, Martine Ouellet a par ailleurs critiqué la position de son adversaire Jean-François Lisée, qui soutient que le PQ n’aura jamais le temps de préparer un référendum d'ici 2022. M. Lisée rappelle que Jacques Parizeau a eu sept ans, entre son élection à la tête du PQ en 1988 et le référendum de 1995, pour peaufiner son projet de pays.

«Je ne suis pas du tout d’accord avec la position de Jean-François Lisée, qui baisse les bras avant même de commencer, a dit la prétendante au trône péquiste. M. Parizeau partait de zéro, les études n’avaient pas été réalisées. [Nous], on a accès à ces études-là. C’est sûr qu’il faut les actualiser [mais] on ne part pas du tout de zéro, on part avec plus de la moitié du chemin et on a six ans devant nous.»

La candidate à la succession de Pierre Karl Péladeau croit que le PQ ne peut pas rester indéfiniment dans l’expectative et continuer de voir «l’indépendance comme un beau rêve inaccessible».

«Moi, je veux passer du rêve à la réalité, donc il faut se donner les moyens pour ça», a insisté Martine Ouellet.

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