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Uber: Phlippe Couillard «s’est fait servir toute une leçon»

Louis Gagné | Agence QMI

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Le premier ministre Philippe Couillard «s’est fait servir toute une leçon» par les jeunes libéraux, qui ont descendu en flammes son projet de loi sur l’industrie du taxi, croit François Legault.

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a réagi jeudi à la sortie de la Commission-Jeunesse du Parti libéral, qui juge que le projet de loi 100 est un «échec».

Dans un mémoire déposé mercredi à l’Assemblée nationale, les jeunes libéraux dénoncent la proposition législative rendant illégal le modèle de transport alternatif de l’entreprise Uber.

Ils estiment que le projet de loi du ministre des Transports, Jacques Daoust, est obsolète puisqu’il ne prend pas «en considération le fait que de petits joueurs peuvent offrir des services à temps partiel, maintenant que la technologie facilite la mise en relations entre prestataires et bénéficiaires de services».

«Ce manque de vision se devait d’être dénoncé par la Commission-Jeunesse», ont écrit les militants libéraux.

François Legault est on ne peut plus d’accord avec cette analyse. S’il admet qu’Uber et ses chauffeurs doivent payer des taxes et impôts sur les services qu'ils offrent, le chef caquiste juge qu’il est possible de légiférer «sans qu’on mette dehors Uber».

«Je pense que les jeunes libéraux ont donné un méchant coup de vieux au gouvernement Couillard. C’est incroyable, a-t-il dit. L’économie de partage, c’est l’avenir et le gouvernement envoie un très mauvais message en étant contre l’innovation.»

La CAQ a réitéré sa proposition de créer deux catégories de permis différents: un pour les chauffeurs de taxi traditionnels et l'autre pour les chauffeurs occasionnels d’Uber.

Les chauffeurs traditionnels conserveraient le droit exclusif de héler un taxi et garderaient la mainmise sur les contrats gouvernementaux.

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