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L'adoption du projet de loi sur les taxis repoussée?

Charles Lecavalier | Agence QMI

Francois Legault

Simon Clark/Agence QMI

L’opposition de la CAQ met en péril l’adoption du projet de loi sur l’industrie du taxi avant l’été, alors que les chauffeurs promettent des perturbations si rien n’est fait pour régler le cas d’Uber.

Dans sa forme actuelle, le projet de loi 100 forcera Uber X à plier bagage, à la grande satisfaction de l’industrie traditionnelle, mais au déplaisir de la Coalition avenir Québec. Le Parti de François Legault va utiliser «tous les outils à sa disposition» pour faire valoir son point de vue, c'est-à-dire que l’entreprise américaine puisse continuer ses activités au Québec.

Il ne reste qu’une semaine de travaux parlementaires et la pièce législative doit être étudiée article par article.

Du côté de l’industrie du taxi, on laisse entendre que des violences sont possibles. «Les dirigeants de l’industrie du taxi sont des modérés, mais certains travailleurs commencent à être désespérés. Si le projet de loi 100 n’est pas adopté pendant cette session, nous risquons de perdre le contrôle. Nous craignons des ennuis importants pendant l’été au Québec», a affirmé l’ancien ministre péquiste Guy Chevrette, qui les représente, dans un communiqué de presse.

Le Parti libéral a obtenu l’appui du Parti québécois pour procéder à l’adoption rapide de cette loi qui rend illégal le modèle d’Uber, où les chauffeurs occasionnels utilisent leur voiture personnelle pour transporter des gens. Il donne des pouvoirs au ministère des Transports pour saisir des automobiles, suspendre des permis de conduire et infliger des amendes pouvant atteindre 25 000 $. Pour la CAQ, il s’agit plutôt d’un projet de loi qui bloque l’innovation.

Le torchon brûle

De son côté, l’industrie du taxi met toute la gomme pour maintenir la pression sur l’Assemblée nationale. Elle promet de «donner un avant-goût de ce qui pourrait attendre les Québécois» en organisant lundi un rassemblement au circuit Gilles-Villeneuve et au Casino de Montréal.

L’ancien ministre Chevrette menace même de se retirer du dossier si les «événements dégénèrent cet été à cause de l’obstruction de la CAQ» puisqu’il ne pourra appuyer «des incidents qui perturbent la paix sociale», mais ne pourra pas les «condamner non plus parce que la colère des taxis sera légitime». Il croit que la CAQ devra être «blâmée» pour les perturbations qui seront faites par les chauffeurs.

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