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Référendum: Cloutier fera fi des sondages

Charles Lecavalier | Agence QMI

 - Agence QMI

Alexandre Cloutier ne tiendra pas compte des sondages défavorables à la souveraineté dans sa réflexion pour proposer un référendum dans un premier mandat s’il est élu à la tête du Parti québécois (PQ).

Un sondage SOM-Cogeco Nouvelles indique que seulement 13 % des répondants souhaitent un référendum dans un premier mandat péquiste. Ce coup de sonde révèle aussi que les deux tiers des Québécois ne croient pas que le PQ doit s’engager à tenir une consultation populaire. Même chez les électeurs du PQ, une personne sur deux estime que ce serait une mauvaise idée.

Ces résultats n’émeuvent pas Alexandre Cloutier. «Ma conviction de faire du Québec un pays n’est pas basée sur les sondages, mais sur des études sérieuses et rigoureuses et sur la participation des militants», a-t-il lancé lundi lors d’un point de presse sur l’éducation à Québec

Si M. Cloutier est élu à la tête du PQ, il décidera six mois avant les élections s’il tiendra une consultation dans un premier mandat. Il se basera sur le niveau de préparation de documents sur la souveraineté ainsi que sur la mobilisation de ses troupes.

«Ce sont des choses qui se sentent», avait-il dit aux journalistes en mai.

Le candidat a plutôt mis en relief le fait que ce même sondage le place en première place dans la course à la succession de Pierre Karl Péladeau.

«J’ai retenu d’autres choses [que le référendum]», a-t-il lancé à la presse. M. Cloutier aurait l’appui de 25 % des sympathisants péquistes, contre 16 % pour Véronique Hivon, 12 % pour Jean-François Lisée et 6 % pour Martine Ouellet.

500 millions $ en éducation

M. Cloutier a par ailleurs annoncé que son gouvernement investirait 500 millions $ de plus en éducation primaire et secondaire dès la première année pour donner «un électrochoc» au réseau. Il promet d’atteindre un taux de diplomation de 85 % au secondaire; il est d’environ 75 % actuellement.

«Si on veut être sérieux, si on veut augmenter notre réussite, il faut corriger l’erreur du gouvernement actuel et ça doit passer par un meilleur soutien aux élèves en difficulté», a-t-il lancé.

Il compte financer sa mesure par une nouvelle taxe sur les banques et la fin de l’incorporation des médecins. M. Cloutier n’a pas voulu dire s’il prioriserait le financement en éducation malgré un déficit de l’État québécois.

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