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Montréal se dotera d’une politique en... 2018

Marie-Christine Trottier | Agence QMI

Au lendemain de la mort d’une femme vraisemblablement attaquée par un pitbull, Montréal compte accélérer l’uniformisation de la règlementation sur les animaux dangereux, mais n’est pas encore prête à interdire les pitbulls sur son territoire.

Encore sous le choc de la nouvelle, Anie Samson, responsable de la sécurité publique au comité exécutif, estime que le sujet est particulièrement délicat.

«Il faut être sur où on veut s'en aller. Est-ce que ce sont juste les pitbulls qui sont dangereux? Je pense que non»,a-t-elle indiqué.

Un comité d’experts se penche actuellement sur la question des chiens dangereux afin d’uniformiser la règlementation dans toute la ville. En attendant le rapport, les efforts immédiats viseront à sensibiliser les enfants aux dangers potentiels des chiens. Mme Samson songe aussi à augmenter les amendes envers les propriétaires négligents.

Interdiction provinciale?

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) fera partie d’un comité convoqué par le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, pour éventuellement revoir la règlementation des pitbulls. Ils devront trouver une solution qui respecte les compétences municipales tout en assurant la sécurité publique.

«Il y a des particularités propres aux villes, des villages, des villes denses (...) est-ce que c’est la même solution qu’on doit appliquer partout?», s’est interrogé Bernard Sévigny, président de l’UMQ et maire de Sherbrooke.

Cette table de discussion permettra à l’UMQ de recenser tous les règlements concernant les chiens dangereux au Québec, puisqu’ils varient énormément d’une municipalité à l’autre. Ils évalueront aussi si une loi provinciale est nécessaire ou si un modèle de règlementation s’appliquant aux membres de l’UMQ est préférable.

Projet Montréal n’a pas souhaité commenter l’affaire puisqu’ils sont en réflexion sur le dossier.