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Québec et les municipalités réfléchissent à la question

Marc-André Gagnon | Journal de Québec

 - Agence QMI

Après s’être dégagé de toute responsabilité en laissant le soin aux villes d’agir, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a finalement décidé de mettre sur pied un comité de travail sur la réglementation encadrant les pitbulls.

La table de travail réunira des intervenants des ministères de la Sécurité publique et de l’Agriculture, de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et de la Fédération québécoise des municipalités, a précisé l’attachée de presse du ministre Coiteux, Marie-Ève Pelletier, jeudi après-midi.

Questionné en début de journée après qu’une femme eut été vraisemblablement dévorée par un pitbull, la veille, à Montréal, le ministre Coiteux s’était d’abord limité à refiler le problème dans la cour des municipalités.

«Les villes ont tous les pouvoirs pour agir en cette matière-là. Elles ont à décider des mesures à prendre. C’est vraiment une question de municipalités ici. Les pouvoirs sont entre les mains des villes», avait martelé le ministre Coiteux, en marge du caucus libéral, jeudi matin.

L’UMQ s’implique

Suivant l’annonce de la mise en place d’une table de travail, l’UMQ a indiqué qu’elle se penchera rapidement sur la question de l’interdiction de pitbulls dans les municipalités.

«La réglementation sur les pitbulls n’est pas uniforme d’une municipalité à l’autre, d’une province à l’autre et d’un pays à l’autre. Il faut une réflexion plus poussée sur cet enjeu de sécurité publique qui interpelle les municipalités et également le gouvernement du Québec, a déclaré dans un communiqué le président de l’UMQ et maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny. Nous allons faire cette analyse afin de nous assurer de prendre les meilleures décisions pour la sécurité de nos milieux de vie et de notre population.»

L’opposition presse le gouvernement

Devant le «drame humain» survenu à Montréal, le député péquiste Martin Ouellet presse le gouvernement de faire preuve de leadership.

«On ne voudrait pas que ça se répète alors [...] si l’Ontario l’a fait (interdire les pitbulls) et que ç’a donné des bons résultats, je pense qu’on est capable, nous aussi, de s’en inspirer», a réagi le député de René-Lévesque.

L’an dernier, la députée caquiste Sylvie D’Amours avait interpellé le gouvernement sur le même thème après qu’une petite fille se soit fait «broyer la mâchoire et le crâne», a-t-elle rappelé. Le gouvernement s’en était également remis aux villes.

«On a encore le même problème», se désole aujourd'hui la députée de Mirabel.

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