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Uber: les libéraux sortent le bâillon

Charles Lecavalier

 - Agence QMI

Le gouvernement Couillard sort l’artillerie lourde et utilise le bâillon pour faire adopter le projet de loi sur Uber lors de la dernière journée de la session parlementaire.

Québec solidaire a annoncé en matinée vendredi qu’il retirait son consentement au processus d’adoption rapide du projet de loi 100, nécessaire par manque de temps. Cette procédure requiert l’appui des 125 députés québécois.

Le gouvernement s’est toutefois engagé à adopter cette pièce législative avant l‘été et l’Assemblée nationale suspend ses travaux pour la période estivale vendredi. Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a affirmé en après-midi qu’une lettre a été envoyée aux élus: ils devront attendre quelques heures avant de quitter la région de la Capitale-Nationale.

M. Fournier n’a pas été tendre à l’endroit de Québec solidaire, qui a renié sa parole après avoir donné son consentement jeudi. Le parti d’Amir Khadir et de Françoise David réplique qu’il souhaite débattre davantage de la pièce législative controversée dont l’essence a été modifiée à la suite d’un amendement de dernière minute.

L’industrie du taxi a donné son appui «par dépit» au projet de loi 100, jeudi, à l’issue d’une journée de négociation «houleuse». Après avoir eu une attitude très belliqueuse à l’endroit d’Uber, le ministre des Transports, Jacques Daoust, a changé son fusil d’épaule et propose désormais un projet-pilote qui autoriserait deux catégories de chauffeurs de taxi, selon la critique péquiste Martine Ouellet.

Québec solidaire a été plus loin en retirant son consentement. La procédure d’exception va permettre au gouvernement libéral d’adopter le projet de loi d’ici la fin de la journée.

De son côté, Jacques Daoust a réitéré que l’équité entre tous les chauffeurs de taxi reste au cœur de sa pièce législative et qu’aucune entente avec Uber ne sera possible sans un accord avec Revenu Québec.

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