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Alexandre Cloutier a rassemblé ses partisans à Montréal

Lise Millette | Agence QMI

Le candidat à la chefferie du Parti québécois, Alexandre Cloutier, a réuni ses partisans et quelques têtes d’affiche dont l’ancien chef du Bloc québécois Gilles Duceppe, ainsi que Michel Rivard et Louis-Jean Cormier, dimanche au Théâtre Plaza de Montréal.

Le député de la circonscription de Lac-Saint-Jean, qui avait terminé au second rang derrière Pierre Karl Péladeau lors de la course précédente, fait campagne en martelant un slogan en trois points: «Rassembler, construire, gagner».

Dans la salle, où s’étaient massées quelques centaines de personnes, les partisans d’Alexandre Cloutier portaient au cou une écharpe verte. Des politiciens, des comédiens et des chanteurs ont défilé pour exprimer brièvement la raison de leur appui, dans une formule qui avait tout d’une fin de course.

«Quand c’est rendu que rêver d’avoir notre propre place ça amène du cynisme, ça m’amène à me poser de sérieuses questions sur notre situation», a lancé le chanteur Serge Fiori, qui a voulu insister sur la nécessité de la cause indépendantiste.

Douze députés du caucus du Parti québécois ont déjà annoncé qu’ils se rangeaient derrière Alexandre Cloutier. Plusieurs s’étaient déplacés dimanche dont Agnès Maltais, Diane Lamarre, Sylvain Rochon, le vétéran François Gendron et Nicole Léger, qui a souligné que son candidat avait tout ce qu’il faut pour faire le pont entre deux générations de militants, la génération X et celle des baby-boomers.

«Nous sommes maintenant de la génération C: celle d’Alexandre Cloutier», a lancé Nicole Léger.

Après une série de courts discours, Alexandre Cloutier a fait son entrée sous les notes de guitare de Michel Rivard, qui a convié être un militant péquiste des premières heures et qui, après avoir reconnu que ses espoirs avaient parfois vacillé, pouvait présenter celui «dont le cœur et les idées me ravivent la flamme intérieure».

«Une nouvelle génération de souverainistes se lève, pour se joindre aux précédentes, pour faire naître un Québec prospère, un Québec indépendant», a déclaré Alexandre Cloutier.

Le thème de l’éducation s’est imposé comme figure de proue du discours de l’avocat de 38 ans, élu député pour la première fois en 2007. Il s’est aussi commis sur certains grands thèmes comme rétablir une taxe sur les banques et délaisser la filière pétrolière et gazière pour le Québec.

«L’avenir du développement économique ne passe pas par le gaz de schiste ni par le pétrole de schiste», a insisté Alexandre Cloutier

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