/news/world

«L’action des premiers policiers est déterminante»

TVA Nouvelles

Une fusillade dans un club gai d'Orlando fait au moins vingt morts et une quarantaine de blessés. La police parle d'un acte de terrorisme intérieur.

«C’est toujours malheureux des événements comme celui-là. On peut toujours faire mieux que ce qu’on a fait», témoigne d’entrée de jeu le commandant à la retraite, Michel Wilson, en entrevue au Québec matin.

Lorsque la panique s’empare de la foule, la situation devient chaotique et complique la tâche des forces de l’ordre. Pour cet ex-policier de l’escouade tactique du SPVM, la formation est l’élément crucial dans un déploiement policier de cette envergure.

«Quand les citoyens fuient, la police arrive. Ça ne peut pas se décider en une fraction de seconde, ça nécessite une préparation de longue haleine. Les policiers doivent avoir une formation récurrente sur les tireurs actifs et les événements hors du commun», explique Michel Wilson.

«Il reste qu’à la base ce sont les premiers policiers qui vont faire des actions déterminantes en mettant leur vie en danger.» Et selon la police d’Orlando, le travail de ses membres a contribué à réduire le bilan des victimes, a-t-on indiqué lors d’un premier point de presse, tôt ce matin.

«Chez nous, on se rappellera dans le passé que la direction du SPVM avait demandé au SWAT de former les policiers sur des déplacements tactiques, sur des façons d’intervenir pour éviter que Polytechnique ne se reproduise. C’est ce qu’on a vu avec les événements survenus (des années plus tard) au Collège Dawson, où on a bénéficié d’une énorme avancée ainsi que du fruit du hasard», se souvient le commandant à la retraite.

Dans la même catégorie