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Punir les «mauvais maîtres» plutôt qu’interdire les pitbulls

Marie Christine Trottier | 24H

 - Agence QMI

Au lieu d'interdire les pitbulls, des propriétaires de chiens et la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal demandent plutôt aux autorités de serrer la vis aux maîtres dissidents.

«Il n’y a pas de mauvaise race. Tous les chiens doivent être éduqués, sociabilisés et encadrés par leurs maîtres en tout temps», croit Kateri Raymond, qui promenait Sara, son chiot de sept mois, à la marche Museau au trot de la SPCA dimanche midi.

Elle est d’avis qu’il faudrait uniformiser la règlementation de Montréal au plus vite puisqu’on observe plusieurs différences d’un arrondissement à l’autre. Un comité d’experts de la Ville est d’ailleurs en train de se pencher sur ces règlements pour rendre le tout plus cohérent. Selon Mme Raymond, au lieu d’interdire les pitbulls, les autorités pourraient notamment obliger les propriétaires à suivre des cours pour mieux élever leurs chiens.

Assumer ses responsabilités

C’est d’ailleurs ce que Philippe Simard a fait lorsqu’il a adopté Bailey, son pitbull.

«Quand on l’a eu, on a décidé de l’entraîner vu qu’on savait que c’est un chien polémique. Plus on l’entraîne, plus on diminue les risques de problèmes», croit-il.

Selon lui, lorsque quelqu’un décide d’avoir un chien, il doit comprendre l’ampleur de ses responsabilités et «ne pas niaiser avec ça».

Tena Hyde, fondatrice du groupe Pitbull Québec, qui milite contre les lois interdisant certains chiens, croit aussi que le problème vient des maîtres, pas des chiens.

«En Ontario, ça va faire 11 ans qu’il y a une loi qui interdit les pitbulls, et les morsures de chiens ont augmenté. La loi ne change rien», croit-elle.

Sécurité avant tout

Selon Alanna Devine, directrice de la défense des animaux à la SPCA de Montréal, Québec devrait imposer des règlements concernant la reproduction et la vente des animaux.

«C’est comme ça qu’on va s’assurer d’une meilleure sécurité, pas en interdisant les pitbulls», croit-elle.

Elle ajoute qu’il faudrait aussi enlever le droit d’avoir des chiens à certains propriétaires négligents.

Les options

Au lieu d’interdire les pitbulls, les autorités municipales et provinciales pourraient:

-Renforcer le port de la laisse

-Hausser les amendes

-Imposer des cours canins obligatoires

-Imposer des muselières aux gros chiens en public

-Octroyer des permis pour la reproduction et la vente de chiens

-Obliger les propriétaires à faire stériliser leurs animaux

Voyez dans la vidéo au haut de l'article ce que pensent les Québécois des pitbulls.

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