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Orlando, l'attaque la plus meurtrière contre des gais

Agence France-Presse

Les homosexuels sont fréquemment victimes d'attaques meurtrières à travers le monde, mais les tueries de masse sont rares et aucune n'a atteint l'ampleur de la fusillade à Orlando (États-Unis), qui a fait 49 morts dimanche.

Jusqu'à maintenant, la plus grave s'était déroulée à la nouvelle Orléans, où un incendie criminel contre un bar gai avait fait 32 morts en 1973, dans une relative indifférence.

Un juif ultra-orthodoxe, Yishaï Shlissel, se rue sur le défilé d'une Gay Pride, blessant six personnes à coups de couteau, dont Shira Banki, 16 ans. La jeune fille succombe peu après à ses blessures. L'assaillant avait déjà blessé trois personnes à la Gay pride de Jérusalem en 2005 et avait purgé dix ans de prison pour cette attaque.

Un jeune homme et une adolescente sont tués par un inconnu au visage masqué qui ouvre le feu à l'arme automatique sur un groupe de jeunes à l'intérieur d'un centre d'aide psychologique pour homosexuels, situé en plein centre-ville. Une douzaine de personnes sont également blessées, dont trois grièvement.

Ronald Gay, 53 ans, se rend dans un bar homosexuel de Roanoke, en Virginie, et abat un homme. Six autres personnes sont blessées. Après son arrestation, le tueur déclare à la police avoir voulu «se débarrasser des +pédés+», expliquant qu'il supporte mal les commentaires sur son nom de famille.

Une bombe explose à l'«Admiral Duncan», un pub de Soho fréquenté par la communauté homosexuelle de Londres. L'attentat, troisième d'une série d'attaques racistes et homophobes, fait trois morts, dont une jeune femme enceinte, et 65 blessés. Les semaines précédentes, deux bombes avaient explosé sur un marché de Brixton, et dans le quartier de Brick Lane, faisant au total 52 blessés. L'auteur des attaques, David Copeland, un technicien de 23 ans décrit comme un néo-nazi lors de son procès, dit avoir voulu déclencher une «guerre des races» au Royaume-Uni.

Ronald Crumpley ouvre le feu devant deux bars gais de Greenwich Village, tuant deux personnes et en blessant six autres. L'homme, jugé irresponsable et interné à l'issue de son procès, affirme croire que les homosexuels sont des agents du diable qui tentent de «voler son âme en le regardant».

Un incendie criminel ravage en moins de 20 minutes l'Upstairs Lounge, un bar gai situé dans le Vieux Carré de la ville, provoquant la mort de 32 personnes, en grande majorité des hommes homosexuels, et en blessant une quinzaine d'autres.

Avant la tuerie d'Orlando, il s'agissait de l'attaque la plus meurtrière perpétrée contre la communauté LGTB. À l'époque, la tragédie n'avait rencontré que peu d'écho médiatico-politique et l'archevêque de la Nouvelle-Orléans s'était abstenu d'offrir le soutien de l'église aux victimes.

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