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La femme du tireur d’Orlando savait ce qu’il préparait

La femme du tireur qui a ouvert le feu dans un bar gai, dimanche matin, à Orlando, pourrait faire face à des accusations criminelles, ont annoncé plusieurs médias américains.

Noor Salman a raconté au FBI qu’elle avait conduit son mari Omar Mateen à plusieurs reprises au Pulse dans le passé et qu’elle l’avait accompagné lors de l’achat de ses munitions, selon NBC News.

La mère de leur jeune garçon de 3 ans sentait que quelque chose allait se passer et a semble-t-il tenté de le dissuader.

Elle a été arrêtée, mais coopère avec les autorités et pourrait être poursuivie en justice, une information que le FBI n'a pas voulu confirmer.

Omar Mateen, musulman pratiquant interrogé à plusieurs reprises par le FBI en raison de ses liens supposés avec des jihadistes, a revendiqué son allégeance au groupe État islamique durant son attaque.

Les enquêteurs ont ainsi privilégié dans un premier temps cette piste d'un «loup solitaire» radicalisé sur internet et inspiré par diverses organisations terroristes, sans pour autant avoir été dirigé par celles-ci.

Évoquant un passé marqué par les violences conjugales, sa première femme ne l'avait jamais entendu soutenir le terrorisme.

Son père avait en outre fait état de l'homophobie d'Omar Mateen, qui était marié et père d'un petit garçon.

Mais lundi soir plusieurs médias américains ont commencé à faire état de l'homosexualité cachée du tueur, de nombreux témoignages rapportant qu'il avait lui-même fréquenté le Pulse à plusieurs reprises.

Le quotidien «Orlando Sentinel» a ainsi cité plusieurs témoins qui assurent que le jeune homme était un habitué de la discothèque. Il s'y serait même fait remarquer à plusieurs reprises par son agressivité, liée à une consommation excessive d'alcool.

Omar Mateen avait été suivi par le FBI, qui l'avait interrogé à trois reprises, en 2013 et 2014, pour «d'éventuels liens avec des terroristes». Mais ces enquêtes avaient été classées sans suite.

L'hypothèse d'une piste homosexuelle, si elle prenait de l'ampleur, pourrait dégager le FBI de la position difficile dans laquelle il se trouve, pour avoir observé la radicalisation d'Omar Mateen sans prévenir un passage à l'acte.

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