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Un restaurateur d’Orlando touché en plein coeur par la tuerie

TVA Nouvelles

Un restaurateur d’Orlando est fortement ébranlé par les événements dramatiques survenus dans un bar gai de sa ville.

Français d’origine, Vincent Gagliano est établi dans la métropole floridienne depuis près de 24 ans. Il est touché en plein cœur par la mort insensée de 49 personnes, pour la plupart dans la vingtaine et la jeune trentaine, en fin de semaine au Pulse.

«L’une de mes employées, qui est avec moi depuis 15 ans, a un fils qui était au club ce soir-là et il est décédé, a-t-il confié dans une entrevue accordée à TVA Nouvelles dans son restaurant.

«Il s’appelait Luis S. Vielma, 22 ans, je le connais depuis qu’il a sept ans. Son frère travaille aussi dans la cuisine avec nous. C’est très touchant, très malheureux, tout le monde est touché, toutes les catégories.»

M. Gaglinao est père de quatre enfants et il se demande comment il est possible de les protéger contre des actes d’une telle violence. «On essaie de leur montrer ce qui est bien, ce qui n’est pas bien, mais là, ils (les jeunes victimes du Pulse) étaient là pour s’amuser.»

Le restaurateur, qui parle toujours un excellent français, croit que sa ville est à risque en raison de l’affluence de touristes.

«Orlando, la cible parfaite pour les touristes par rapport à Disney. J’ai eu cette conversation juste après ce qui s’est passé à Paris, car quelqu’un me disait qu’ici, on ne risque rien.»

Et le tueur, qu’est-ce qui l’a poussé à faire éclater sa folie meurtrière? A-t-il agi de façon impulsive? Vincent Gagliano a sa petite idée: «C’était prémédité. Il avait même un contact avec une personne homosexuelle pendant un an. Donc, je ne pense pas qu’il était homophobe.» Mais terroriste? «Je n’ai aucun doute.»

Convaincu aussi que d’autres terroristes en puissance, notamment les fameux «loups solitaires» se terrent dans chaque État de son pays d’adoption. Tout comme il y en a en France, en Belgique et en Europe en général, prend-il soin d’ajouter.

«Ils attendent juste le bon moment, mais ils sont déjà ici», conclut-il, sur un ton résigné.

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