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De plus en plus de pitbulls sont abandonnés

TVA Nouvelles

L'attaque mortelle de pitbull survenue à Pointe-aux-Trembles a été un tournant dans le dossier de la réglementation des chiens dangereux.

Mais elle a d'autres conséquences: le nombre d'abandons de chiens se multiplie et la SPCA sonne l'alarme.

C’est le cas par exemple d’Athos, un pitbull de quatre ans, abandonné deux jours après l'attaque qui a coûté la vie à Christiane Vadnais.

Une autre femelle, de trois ans celle-là, s'est aussi retrouvée à la SPA des Cantons. La raison? Son propriétaire demeurait dans un appartement et le propriétaire de l'immeuble à logements lui a ordonné de s'en débarrasser.

La SPCA de Montréal étudie en ce moment ses recours pour faire empêcher la réglementation du maire Coderre, qui veut interdire les pitbulls dès septembre dans la métropole.

«C'est pragmatique. Ceux qui avaient déjà l'animal et qui se comportent adéquatement, bon bien ils devraient s'assurer qu'ils sont enregistrés et qu'ils suivent les règles. Donc, ça va se faire au fur et à mesure. Par attrition, éventuellement, bien il n'y aura pas de pitbulls», déclare Denis Coderre.

«Le maire Coderre était contre l'interdiction. Pouf! Du jour au lendemain, il a changé d'idée, déplore Carl Girard, directeur de la SPA des Cantons. Ben voyons! C'est pas une décision pour protéger la population. Ils ne la protégeront pas plus. Ça a été prouvé partout dans le monde. Là où les pitbulls, le nombre de morsures a jamais baissé. Jamais d'un iota. Ça tient pas la route. C'est pas vrai qu'ils vont protéger la population.»

Un meilleur contôle des chiens

Existe-t-il, à son avis, une solution pour prévenir les drames comme ceux de Pointe-aux-Trembles, c'est quoi alors?

«Ça prend un meilleur contrôle des chiens en général.»

Québec, elle, c'est dès le premier janvier 2017. Et contrairement à Montréal, les propriétaires devront se débarrasser de leurs chiens. Pas de droit acquis.

«Le seul droit acquis qui existe là-dedans, c'est le droit de la population à la sécurité, affirme le maire de Québec, Régis Labeaume. C'est le droit de la population de ne pas avoir peur des chiens dans la rue. Ce droit-là, il est acquis.»

Le gouvernement Couillard s'en remet pour l'instant aux Villes.

«Je crois que ça nécessite une discussion plus poussée et plus large au Québec pour toutes les régions du Québec, soutient le premier ministre Philippe Couillard. Et également une discussion qui regarde tous les aspects de la situation», ajoute-t-il.

Le maire Labeaume dit être prêt à des assouplissements, selon ce que Québec décidera.

-D’après un reportage de Marie-Laurence Delainey

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