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Alexandre Cloutier relance le débat sur les super infirmières

TVA Nouvelles

Le candidat à la direction du Parti québécois (PQ), Alexandre Cloutier, veut relancer le débat sur la place donnée aux super infirmières.

Il considère en effet «inacceptable» que la population doive se rendre aux urgences pour soigner des problèmes de santé mineurs qui pourraient plutôt être pris en charge par ces infirmières.

«On a les pires urgences dans le monde (...) Il y a trois Québécois sur cinq qui se présentent aux urgences parce qu’ils ne savent juste pas où aller», explique le député de Lac-Saint-Jean.

Alexandre Cloutier s’associe avec l’ex-présidente de l’Ordre des pharmaciens, Diane Lamarre, pour mettre ses propositions de l’avant.

«Moi avec les pharmaciens, je l’ai fait. J’ai amélioré, j’ai actualisé leurs pratiques», fait savoir la députée péquiste de Taillon.

Le candidat à la direction du PQ propose donc que les infirmières s'occupent des urgences mineures dans les hôpitaux pour laisser les cas lourds aux médecins.

«S'il faut toucher aux codes de profession, il ne faut pas hésiter à le faire pour donner plus de pouvoir aux infirmières. On le fait partout ailleurs dans le monde», indique-t-il.

«On fait entrer tout le monde par l'endroit qui coûte le plus cher, qui est l'hôpital», ajoute Mme Lamarre.

Pour renforcer la première ligne, le duo suggère d'allonger davantage les heures d'ouverture des groupes de médecine familiale et des Centres locaux de services communautaires (CLSC).

«C'est un non-sens qu’à partir de 13 heures le samedi, la seule porte d'entrée dans le système de santé, ce soit l'urgence des hôpitaux.»

Le Québec devrait miser davantage sur des cliniques d'infirmières sans médecins, comme SABSA, à Québec, qui coûte trois fois moins cher qu'un médecin de famille.

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