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Après le Brexit, Berlin va jouer un «rôle central» au sein de l'UE

Agence France-Presse

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a estimé samedi dans un entretien au quotidien allemand Bild que Berlin allait jouer un «rôle central» au sein de l'UE après le vote en faveur du Brexit.

«L'Allemagne va continuer à jouer un rôle central, voire même encore plus important au sein de l'Union européenne», a déclaré M. Juncker à Bild, alors que la chancelière Angela Merkel a d'ores et déjà invité lundi à Berlin le président français François Hollande, le premier ministre italien Matteo Renzi et le président du Conseil européen Donald Tusk.

Samedi, une réunion des ministres des Affaires étrangères des six pays fondateurs de l'UE (Allemagne, France, Italie, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg) est également prévue à Berlin.

L'UE n'est certes pas parfaite, mais «c'est ce que nous avons de meilleur pour rassembler les pays d'Europe à la même table et forger des compromis afin que les gens y vivent en paix, libres et dans la prospérité», a déclaré M. Juncker. Le Royaume-Uni va «nous manquer à cette table familiale», a-t-il dit.

M. Juncker a toutefois pointé la responsabilité et l'ambivalence du premier ministre David Cameron, démissionnaire vendredi après le référendum lors duquel 51,9 % des électeurs ont voté pour le Brexit, alors que M. Cameron avait fait campagne pour le maintien de son pays dans l'UE.

«Quand on peste du lundi au samedi sur l'Europe, il est difficile de passer pour un Européen convaincu le dimanche», a accusé M. Juncker, pour qui Bruxelles ne porte «aucune responsabilité» dans les résultats d'un scrutin voulu par M. Cameron «et non par le Parlement européen, la Commission ou le Conseil européen».

Lors du prochain sommet extraordinaire des dirigeants de l'UE, mercredi et jeudi, il faut réfléchir à «comment nous pouvons mieux nous occuper des soucis des gens et contrer les mouvements populistes de façon résolue et unie», a-t-il insisté.

Le président de la Commission européenne n'exclut du reste pas l'hypothèse de nouveaux référendums dans d'autres pays de l'UE, dans la mesure où «les populistes (...) ne perdent aucune occasion pour faire entendre à grand bruit leurs (idées) politiques anti-européennes».

«Les effets du référendum britannique pourraient toutefois amener la fin de cette grossière agitation haineuse. Il pourrait rapidement s'avérer que la Grande-Bretagne allait mieux lorsqu'elle était dans l'UE», a-t-il estimé.

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