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Incendie possiblement criminel à Charlesbourg

Pierre-Paul Biron | Journal de Québec

 - Agence QMI

NICOLAS BERTHELOT/AGENCE QMI

Un incendie a causé des dommages importants aux locaux d’une entreprise du parc industriel de Charlesbourg dans la nuit de vendredi à samedi. Le brasier qui a lourdement endommagé la toiture de l’atelier pourrait être de nature criminelle.

Les pompiers de Québec ont été appelés à se rendre sur la rue de l’Argon vers 2 h 50 pour un incendie qui faisait rage dans les locaux de l’entreprise ACI Ébénisterie. Le feu aurait pris naissance dans une remorque située derrière la bâtisse, mais se serait rapidement propagé à la toiture. Les dommages ont été évalués à des dizaines de milliers de dollars par les pompiers.

Rencontré sur les lieux, samedi matin, le propriétaire de l’atelier d’ameublement commercial était ébranlé par les événements, mais gardait tout de même le moral. «On ne va pas commencer à se dire que c’est la fin du monde pour un feu. Il a pire que ça dans la vie», relativisait Marc Dechêne, dont les biens étaient assurés.

Avec un carnet de commandes bien rempli et un inventaire possiblement endommagé, l’homme d’affaires a bien l’intention de se retrousser les manches rapidement. «L’eau a possiblement fait des dommages à de l’ameublement. Il va falloir se revirer de bord assez vite», a lancé le propriétaire de l’entreprise fondée en 2004.

Causé par des jeunes?

M. Dechêne s’explique toujours mal ce qui a pu se passer, mais croit bien qu’il a affaire à des jeunes en quête de sensations fortes. «C’est possiblement des jeunes, avec la Saint-Jean en plus, lance l’homme, les yeux fatigués en raison de la nuit de sommeil écourtée. Il n’y a personne dans le parc industriel la nuit.»

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’ébéniste a affaire à des vandales. Lui et d’autres entrepreneurs du parc industriel ont déjà rapporté des situations semblables.

«On s’est déjà fait siphonner l’essence dans nos camions. Des gens viennent domper des gros déchets ou des vieux électroménagers dans nos cours», déplore l’homme dont le commerce n’était pas équipé de caméras de surveillance.

«Les policiers vont faire leur enquête. On va voir ce que ça va donner», a laissé tomber Marc Dechêne, bien décidé à se relever de ce sinistre.

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